Un homme condamné à 21 ans de prison pour un viol commis devant les enfants de sa victime
Barkhat Abu Essa a été reconnu coupable en avril de viol aggravé et d'abus sur le fils de deux ans de sa victime, présent dans la maison au moment de l'agression
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Mercredi, un homme a été condamné à 21 ans de prison pour le viol brutal d’une femme commis à son domicile de Gedera en 2023. Cette affaire avait attisé les tensions entre Juifs et Arabes, même si aucune preuve de motivations nationalistes n’a pu être établie.
Originaire de la ville bédouine de Tal Sheva, Barkhat Abu Essa a été reconnu coupable en avril de viol aggravé et d’abus sur le fils de deux ans de sa victime, présent dans la maison au moment de l’agression.
Selon l’acte d’accusation, Abu Essa travaillait sur un chantier de construction situé en face du domicile de la victime, dans le centre-ville.
Dans la nuit du 2 février 2023, il s’était introduit chez elle, muni de rouleaux de ruban adhésif épais qu’il avait utilisés pour attacher ses poignets et ses chevilles, lui couvrir la bouche et les yeux.
Lorsque la femme s’était mise à crier à l’aide, il lui avait dit : « Tais-toi ou je te tue », tandis que son fils de deux ans, qui se tenait à côté d’elle, pleurait.
Il l’avait ensuite traînée jusqu’au mamad – abri antiatomique de la maison – et l’avait violée devant ses enfants.
Moins d’une heure plus tard, Abu Essa s’était rendu dans la cuisine, avait pris une bouteille de bière et l’avait bue avant que l’autre fils de la victime ne se réveille et n’aide sa mère à se libérer à l’aide d’un couteau, selon le site d’information Ynet. Le violeur avait ensuite pris la fuite.
La victime, âgée d’une trentaine d’années, avait publié un message dans le groupe WhatsApp de son quartier le lendemain matin, disant: « On s’est introduit chez moi par effraction. J’ai été violée devant mes enfants. Soyez prudents et fermez bien votre porte. »
Deux jours plus tard, la police avait arrêté Abu Essa en Cisjordanie.
Cette agression brutale avait alors provoqué un tollé et exacerbé les tensions entre Juifs et Arabes à Gedera, bien que le parquet n’ait trouvé aucun élément permettant d’inculper Abu Essa pour des infractions à caractère nationaliste.
Quelques jours après l’arrestation d’Abu Essa, la police avait déclaré avoir interrogé quatre hommes soupçonnés d’avoir prévu de s’introduire sur des chantiers de construction et de cibler des ouvriers palestiniens en représailles de ce viol.
Le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, était présent à l’audience et a réitéré ses affirmations selon lesquelles ce crime était de nature nationaliste.
L’homme politique, qui a axé sa campagne sur les tensions entre Juifs et Arabes, a refusé de reconnaître devant les journalistes que sa présence était liée aux prochaines élections législatives.
Les procureurs chargés de l’affaire ont salué la décision du tribunal, estimant qu’elle établissait un nouveau précédent juridique en concluant que cette agression constituait, en soi, un abus sur l’enfant de la victime.
Abu Essa a également été condamné à verser 200 000 shekels de dommages et intérêts à sa victime.
« Nous rendons hommage à la plaignante pour le témoignage courageux qu’elle a livré devant le tribunal », a déclaré le parquet général.
« Elle a courageusement traversé une épreuve difficile et nous espérons que cette condamnation lui apportera un certain réconfort pour qu’elle puisse poursuivre son chemin vers la guérison. »
la Communauté du Times of Israël !







