Des pierres et des pointes de flèche ravivent la mémoire d’une guerre antique à Jérusalem
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Flavius Josèphe : 'Le jour suivant, les Romains, ayant mis en déroute les brigands hors de la ville, ont mis le feu jusqu'à Siloé'

Des pierres et des pointes de flèche ravivent la mémoire d’une guerre antique à Jérusalem

Des nouvelles découvertes réalisées dans une rue ancienne confirment les récits d'un historien sur la mise en déroute des rebelles Juifs par les Romains en l'an 70 de l'ère commune

Nahshon Szanton tenant une pierre d'arbalète qui aurait été catapultée durant le siège de Jérusalem,  dans une rue antique où des fouilles sont actuellement menées (Crédit : Shai Halevy/Autorisation : Autorité des antiquités israéliennes)
Nahshon Szanton tenant une pierre d'arbalète qui aurait été catapultée durant le siège de Jérusalem, dans une rue antique où des fouilles sont actuellement menées (Crédit : Shai Halevy/Autorisation : Autorité des antiquités israéliennes)

Les restes d’armes utilisées par des légionnaires romains et des rebelles juifs désespérés à Jérusalem datant du 1er siècle de l’ère commune ont été présentés jeudi. Les archéologues israéliens ont relié la dernière guerre qui s’était déroulée avant la chute de Jérusalem, il y a 2 000 ans, et les célébrations en cours fêtant le 50e anniversaire de la réunification de Jérusalem à l’issue de la guerre des Six Jours.

Selon l’Autorité des Antiquités israélienne (AAI), un récit livré par Flavius Josèphe, historien judéo-romain du 1er siècle, sur la chute de Jérusalem se trouve confirmé par des objets découverts sur une ancienne route qui reliait les portes de la ville et le bassin de Siloé au Temple juif, dont des armes.

« Le jour suivant, les Romains, ayant mis en déroute les brigands hors de la ville, ont mis le feu jusqu’à Siloé », avait écrit Flavius Josèphe dans « La guerre des Juifs ».

Entre autres découvertes, les archéologues ont mis la main sur des pierres de tirs d’arbalète lancées par les catapultes romaines et des pointes de flèches utilisées par les rebelles juifs derrière les barricades, alors que la ville était livrée aux Romains en l’an 70 de l’ère commune.

Des pierres d'arbalète donnent la preuve de l'existence de la bataille de Jérusalem d'il y a 2000 ans, le 25 mai 2017 (Crédit : Clara Amit, autorisation de l'Autorité israélienne des Antiquités)
Des pierres d’arbalète donnent la preuve de l’existence de la bataille de Jérusalem d’il y a 2000 ans, le 25 mai 2017 (Crédit : Clara Amit, autorisation de l’Autorité israélienne des Antiquités)

« Les descriptions faites par Flavius Josèphe de la bataille dans le bas de la ville rencontrent directement, pour la première fois, des preuves trouvées sur le terrain de manière claire, et qui donnent des frissons », ont indiqué dans une déclaration les organisateurs des fouilles, Nahshon Szanton et Moran Hagbi.

La route est actuellement l’objet de fouilles financées par Elad — une association à but non lucratif de droite, dont le projet central est le parc archéologique de la Cité de David rénovée, aux abords des murs de la Vieille Ville de Jérusalem.

Les archéologues ont déterré une section de cent mètres de la route, qui est pavée de larges dalles de pierre.

Une pointe de flèche scytho-iranienne (Crédit : Clara Amit, Autorisation de l'Autorité des Antiquités israélienne)
Une pointe de flèche scytho-iranienne (Crédit : Clara Amit, Autorisation de l’Autorité des Antiquités israélienne)

Les recherches indiquent que la route a été construite après le règne du roi Hérode et même peut-être pendant celui de Ponce Pilate, gouverneur romain qui a condamné Jésus à mort.

Yuval Baruch, archéologue en charge de Jérusalem à l’AAI, a expliqué que l’objectif était de fouiller la rue entière en l’espace de cinq ans.

Les fouilles ont commencé il y a quatre ans, venant reprendre des travaux qui avaient été entrepris il y a des décennies par des spécialistes américains et européens.

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