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Hommages et manifestations : 1 000 jours écoulés depuis le 7-Octobre

Le Conseil d'octobre demande aux Israéliens d'observer une minute de silence à 10h du matin pour commémorer ce triste anniversaire, à l'occasion duquel un convoi fera aussi le tour des localités durement touchées d'Otef Azza

Des familles endeuillées participant à une conférence de presse du Conseil d'octobre consacrée aux projets visant à commémorer les mille jours écoulés depuis le pogrom perpétré par le groupe terroriste palestinien du Hamas le 7 octobre 2023, à Tel Aviv, le 25 juin 2026. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)
Des familles endeuillées participant à une conférence de presse du Conseil d'octobre consacrée aux projets visant à commémorer les mille jours écoulés depuis le pogrom perpétré par le groupe terroriste palestinien du Hamas le 7 octobre 2023, à Tel Aviv, le 25 juin 2026. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)

Jeudi, Israël commémore les mille jours écoulés depuis le pogrom perpétré par le groupe terroriste palestinien du Hamas le 7 octobre 2023, avec des cérémonies solennelles, des marches et des manifestations organisées dans tout le pays.

Le « Conseil d’octobre », un groupe composé de familles endeuillées, de survivants du 7-Octobre et d’anciens otages, va organiser une journée entière d’événements pour marquer cette date.

L’organisation – qui critique vivement les échecs du gouvernement actuel à empêcher l’invasion du Hamas et son refus de former une commission d’enquête nationale – a lancé les événements de la journée à 6h29, heure exacte à laquelle l’assaut barbare et sanglant avait commencé mille jours plus tôt, par une série de manifestations.

Le Conseil d’octobre a également organisé un convoi de véhicules qui devait faire le tour des sites les plus durement touchés par l’attaque, en partant du site du festival Nova près du kibboutz Reïm, puis en passant par Nir Oz, Kissufim, Beeri, Nahal Oz, Kfar Aza et d’autres localités, pour finir à un lieu de mémoire situé près de Sderot.

L’organisation a appelé à observer une minute de silence à l’échelle nationale à 10h pour commémorer les massacres du 7-Octobre. C’est également à cette heure-là que retentit chaque année, dans tout le pays, la sirène marquant Yom HaShoah, la Journée de la mémoire de la Shoah en Israël. À 11h, l’organisation devait inaugurer à Tel Aviv une exposition présentant un millier d’objets personnels ayant appartenu aux personnes tuées ou enlevées ce jour-là.

À 17 heures, une manifestation aura lieu devant le siège du ministère de la Défense à Tel Aviv, et à 20 heures, le rassemblement principal se tiendra sur l’ancienne « Place des Otages ». Plusieurs autres événements sont prévus dans différentes localités du pays tout au long de la journée.

La fontaine « Feu et Eau » de Yaacov Agam a été rénovée, mais pas entièrement restaurée, et a retrouvé sa place sur la place Dizengoff, devenue un monument populaire dédié aux victimes du 7-Octobre, à la veille de Yom HaZikaron à Tel Aviv,, le 20 avril 2026. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)

Rom Braslavski, ancien otage libéré, enlevé lors du festival Nova et retenu en captivité à Gaza pendant 737 jours avant d’être relâché en octobre 2025, a indiqué qu’il prendrait la parole lors du rassemblement principal jeudi soir.

« Mes amis, je tiens à inviter tout le monde à l’événement 7.1000.2023 », a-t-il écrit sur les réseaux sociaux.

« Je vous invite tous à venir vous laisser émouvoir et à rendre hommage à ceux qui ne sont plus parmi nous. »

Le Conseil d’octobre a ouvert ses travaux dès mercredi soir par un rassemblement à Shaar HaNegev, au cours duquel se sont exprimés Yael Adar, mère de l’otage assassiné Tamir Adar, et Ali Ziyadne, dont le frère Youssef et le neveu Hamza ont été enlevés puis assassinés pendant leur captivité, tandis qu’un autre neveu et une nièce, Bilal et Aisha, ont été faits otages puis relâchés de Gaza en novembre 2023.

L’ancien otage Rom Braslavski participant à une conférence de presse à la Knesset, appelant à la création d’une commission d’enquête nationale sur les événements du 7-Octobre, le 11 mai 2026. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

À l’approche du troisième anniversaire des massacres cet automne, des cérémonies concurrentes sont à nouveau prévues, l’héritage du 7-Octobre restant fortement politisé.

Mercredi, l’organisation Kumu (« Levez-vous »), qui réunit des survivants du 7-Octobre et des familles endeuillées, a annoncé qu’elle organiserait une grande cérémonie commémorative au parc HaYarkon de Tel Aviv, distincte de la cérémonie officielle de l’État.

« Trois ans après cet échec et cette catastrophe, le cœur encore lourd de douleur, avec d’innombrables questions qui attendent toujours des réponses et un souvenir qui doit continuer à résonner, nous prenons une nouvelle fois position pour présenter cet échec tel qu’il s’est déroulé, pour donner la parole aux familles, aux personnes assassinées, aux blessés, aux survivants de la captivité et aux communautés qui ont été détruites – afin de se souvenir et d’offrir de l’espoir », a déclaré Kumu.

S’exprimant lundi, à la veille du cap des mille jours, le chef d’état-major de l’armée israélienne, le lieutenant-général Eyal Zamir, a déclaré que le 7-Octobre constituait « une attaque contre l’existence même du peuple juif ».

Le chef d’état-major de l’armée israélienne, le lieutenant-général Eyal Zamir, procédant à une évaluation stratégique, le 29 juin 2026. (Crédit : Armée israélienne)

« Ce souvenir nous oblige à continuer d’évoluer, à tirer des leçons et à les assimiler dans la course régionale à l’apprentissage », a-t-il ajouté.

La cérémonie militaire s’est ouverte par une minute de silence à la mémoire de ceux qui ont péri le 7-Octobre, lorsque le Hamas a mené des milliers de terroristes dans une invasion du sud d’Israël, tuant plus de 1 200 personnes, pour la plupart des civils, et enlevant 251 otages vers la bande de Gaza.

Cette attaque a déclenché une guerre à Gaza qui s’est étendue à plusieurs autres fronts, après qu’Israël a été pris pour cible par le groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah et par les terroristes houthis du Yémen, tous deux soutenus par la République islamique d’Iran. Israël est également entré en guerre contre le régime iranien, aux côtés des États-Unis.

Bien que les combats aient été en grande partie suspendus sur tous les fronts, aucun de ces conflits n’a donné lieu à un cessez-le-feu permanent et des affrontements sporadiques font craindre une reprise des hostilités.

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