Pour la première fois depuis 15 ans, des médecins palestiniens de Cisjordanie ont été autorisés à circuler en Israël en voiture, des déplacements qui leur étaient interdits depuis le début de la deuxième Intifada, ont annoncé mardi les autorités israéliennes.

Cette mesure, entrée en vigueur mardi, concerne 100 médecins palestiniens employés dans des hôpitaux israéliens qui effectuent des gardes, a précisé dans un communiqué le bureau du coordinateur des activités gouvernementales israéliennes dans les Territoires palestiniens (COGAT).

« Ces médecins exercent une profession qui nécessite une grande réactivité pour leur travail dans les hôpitaux en Israël », a expliqué le chef du COGAT, le général Yoav Mordehai.

Un porte-parole du COGAT a précisé à l’AFP qu’avant cette décision, les médecins comme les autres Palestiniens devaient laisser leur véhicule en Cisjordanie et franchir les postes de contrôle israéliens à pied.

Les Palestiniens de Cisjordanie et de la bande de Gaza, y compris ceux disposant d’un permis de travail en Israël, n’ont pas le droit de circuler sur le territoire israélien à bord de véhicules immatriculés dans les Territoires palestiniens.

Ils sont également interdits d’emprunter certaines routes contrôlées par Israël et empruntées par les résidents des implantations en Cisjordanie.

Les Palestiniens de Jérusalem-Est, peuvent en revanche circuler sur l’ensemble du territoire car leurs plaques minéralogiques sont délivrées par l’Etat hébreu.

Jeudi, des policiers palestiniens ont été autorisés, pour la première fois en armes et uniforme, à se déployer dans trois localités de Cisjordanie jouxtant Jérusalem-Est. L’armée israélienne a expliqué vouloir ainsi « maintenir l’ordre dans la zone B autour de Jérusalem ».

La zone « B » comprend les régions de Cisjordanie dans lesquelles l’Autorité palestinienne exerce les pouvoirs civils tandis que la sécurité intérieure relève de la responsabilité conjointe de l’Autorité palestinienne et de l’armée israélienne.