Accord judiciaire: Herzog appelle Netanyahu à accepter sa proposition de négociations
Le président a affirmé avoir appelé au dialogue et à "un arrangement" concernant le procès de Netanyahu dans la mesure où "sur ces questions cruciales, le chemin à suivre consiste à parvenir à des ententes et à des accords"
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Jeremy Sharon est le correspondant du Times of Israel chargé des affaires juridiques et des implantations.

Le président Isaac Herzog a appelé mercredi l’équipe juridique du Premier ministre Benjamin Netanyahu à se joindre aux négociations en vue d’un accord judiciaire qui serait susceptible d’être conclu dans le procès pour corruption du chef du gouvernement.
Le chef du gouvernement, embourbé dans un procès pour des faits de corruption, avait demandé au président de lui accorder sa grâce, au mois de novembre dernier.
En conséquence, au mois d’avril, le conseiller juridique de Herzog avait convié la procureure générale Gali Baharav-Miara et l’avocat de Netanyahu, Amit Hadad, à la résidence présidentielle. L’objectif : entamer des discussions en vue de parvenir à des « accords » concernant le procès pénal du Premier ministre.
La semaine dernière, Baharav-Miara a accepté de participer à ces discussions. Malgré une date limite fixée au 3 mai pour accepter l’invitation, les avocats de Netanyahu n’ont pour leur part toujours pas répondu. La chaîne N12 a évoqué des désaccords au sein de l’entourage du Premier ministre quant à l’opportunité de s’engager dans ces pourparlers.
La déclaration de Herzog, qui n’a pas mentionné le nom du Premier ministre, a toutefois appelé son équipe à accepter l’offre.
« Une fois qu’une partie a déclaré être disposée à s’asseoir à la table des négociations, j’attends également de l’autre partie qu’elle fasse de même », a dit Herzog lors de la Conférence présidentielle pour un avenir commun en Israël.
Le président a affirmé avoir appelé au dialogue et à « un arrangement » concernant le procès de Netanyahu dans la mesure où « je crois sincèrement que sur ces questions cruciales, qui brûlent le cœur de la société israélienne et qui la divisent, le chemin à suivre, autant que possible, consiste à parvenir à des ententes et à des accords — et je crois en ces ententes et accords ».
Le Premier ministre a officiellement demandé la grâce présidentielle en novembre, faisant valoir que le procès déchirait le pays et le détournait de ses fonctions. Mais il n’a pas reconnu sa culpabilité. Une situation qui soulève la question de savoir s’il peut bénéficier d’une grâce, alors que son procès est toujours en cours.
Netanyahu est le premier Premier ministre israélien en exercice à être jugé. Il a toujours nié toutes les accusations portées contre lui et il a affirmé que les affaires pour lesquelles il est poursuivi, notamment des allégations selon lesquelles il aurait échangé des faveurs politiques contre des avantages et une couverture médiatique favorable, n’étaient qu’une chasse aux sorcières et une tentative de coup d’État politique orchestrée par ses opposants.
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