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Cyclisme: « le sport n’est pas un outil de sanction », insiste le président de l’UCI

Alors que la présence d'Israël sur les courses fait débat, David Lappartient a fait le distinguo avec la Russie dont les équipes ont été bannies

L'homme politique français, administrateur sportif et président de l'Union Cycliste Internationale (UCI) David Lappartient assiste au lancement officiel des Jeux Olympiques des Alpes 2030 par la société chargée de la construction des sites olympiques (Solideo) au siège régional PACA à Marseille, le 14 avril 2025. (Crédit : MIGUEL MEDINA / AFP)
L'homme politique français, administrateur sportif et président de l'Union Cycliste Internationale (UCI) David Lappartient assiste au lancement officiel des Jeux Olympiques des Alpes 2030 par la société chargée de la construction des sites olympiques (Solideo) au siège régional PACA à Marseille, le 14 avril 2025. (Crédit : MIGUEL MEDINA / AFP)

Le président de l’UCI David Lappartient a insisté vendredi que le sport ne devait « pas être un outil de sanction » alors que la présence d’Israël sur les courses fait débat, tout en faisant un distinguo avec la Russie dont les équipes ont été bannies.

« Le CIO a confirmé notre position qui est que le sport n’est pas un outil de sanction mais un outil au service d’un idéal qui est de mettre les gens ensemble avec pour objectif de promouvoir la paix. Et la paix ne passe pas par l’exclusion », a déclaré le Français en marge des Championnats du monde à Kigali au lendemain de la reconduction de son mandat pour quatre années supplémentaires.

Sur fond de guerre à Gaza, des voix réclament le retrait de l’équipe Israel Premier Tech dont la présence a déclenché des manifestations importantes lors de la récente Vuelta, ainsi que de la sélection israélienne qui participe à ces Mondiaux ainsi qu’aux Championnats d’Europe la semaine prochaine en France.

« Les athlètes israéliens, comme les athlètes palestiniens et tous les athlètes du monde sont les bienvenus sur nos compétitions », a insisté M. Lappartient en réfutant les accusations d’un deux poids deux mesures avec la Russie, bannie du concert international.

« Le comité olympique russe est aujourd’hui suspendu parce que dans ses statuts il a incorporé les quatre oblasts qui appartiennent à l’Ukraine et parce que la Russie a attaqué l’Ukraine pendant la trêve olympique qui avait été votée à l’unanimité par les Nations Unies. »

« Ce n’est donc pas directement parce qu’il y a la guerre. Sinon il y aurait malheureusement beaucoup plus de pays qui seraient suspendus », a-t-il ajouté.

Des manifestants anti-Israël brandissant une affiche « Wanted » représentant le Premier ministre Benjamin Netanyahu, lors de la 21ᵉ et dernière étape de la Vuelta a Espana 2025, à Madrid, le 14 septembre 2025. (Crédit : Oscar Del Pozo/AFP)

Concernant l’équipe Israel PT, M. Lappartient a répété qu’il était « très clair qu’elle avait le droit de participer » aux courses. « Je sais que le gouvernement espagnol voulait que je la retire (de la Vuelta) mais sur quelle base légale ? Et si on commence par exclure une équipe, l’année suivante ce sera une autre, sur un autre sujet », a-t-il dit.

Le président de l’UCI a une nouvelle fois déploré « qu’une course de vélo puisse être prise en otage ». « Que les gens qui protestent sautent sur la route et fassent tomber les coureurs est totalement inacceptable. En même temps le Premier ministre soutenait les manifestants et ce n’est pas en mettant de l’huile sur le feu qu’on va pouvoir garantir la sécurité de nos courses. »

« La France heureusement n’a pas cette position et on appelle à ce que tout le monde soit respecté. »

Il a également reconnu que le départ du Tour de France 2026 de Barcelone constituait « clairement un sujet à traiter ».

M. Lappartient a évoqué la question à Kigali avec le directeur général du groupe Amaury, organisateur de la Grande Boucle, et doit aussi rencontrer Sylvan Adams, le propriétaire de l’équipe Israel Premier Tech, pour « trouver des solutions ».

« Il faut que nous discutions de ce qui a pu se passer à la Vuelta et voir quelles sont les décisions qui doivent ou peuvent être potentiellement prises », a-t-il souligné.

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