Le chef du parti Kakhol Lavan, Benny Gantz, a affirmé qu’il n’avait pas l’intention de revenir au gouvernement actuel, à moins que l’État n’ait besoin de lui. Il avait auparavant déclaré à plusieurs reprises qu’il n’excluait pas de rejoindre le gouvernement du Premier ministre Benjamin Netanyahu.
« Je n’ai pas l’intention de revenir au gouvernement actuel », a déclaré Gantz aux journalistes avant une réunion de son groupe parlementaire.
Il a toutefois ajouté de manière ambiguë : « Chaque fois qu’Israël aura besoin de moi, vraiment besoin de moi, je serai là. »
Gantz, qui a rejoint à plusieurs reprises la coalition Netanyahu après avoir juré de ne pas le faire, a affirmé que c’était le seul moyen d’empêcher l’extrême droite d’entrer au gouvernement et de ne pas dépendre du soutien des partis arabes pour obtenir la majorité.
Dans une campagne controversée lancée la semaine dernière, Kakhol Lavan a pris pour cible à la fois le parti Otzma Yehudit d’Itamar Ben Gvir et le parti Raam de Mansour Abbas.
« Ben Gvir a de nombreux électeurs sionistes. Je ne suis pas d’accord avec son extrémisme », a répondu Gantz à une question lui demandant s’il considérait Ben Gvir ou Abbas comme « le plus sioniste ».
« Mansour Abbas n’est pas sioniste, c’est un Arabe israélien fier de l’être. Aujourd’hui, il a tenu une discussion importante sur le fait que la communauté arabe ne reçoit pas ce qu’elle devrait en matière de sécurité intérieure, de développement des infrastructures, d’éducation, etc. », a déclaré Gantz.
Cependant, Gantz a fait valoir que la coopération avec les partis arabes ne s’étendait pas au gouvernement.
« Il existe de nombreux domaines dans lesquels il est possible de coopérer avec la communauté arabe et de l’aider à progresser dans son intégration à la société, mais pas au sein du gouvernement », a-t-il affirmé.