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Israël : la solution à deux États « n’est plus à l’ordre du jour » depuis le 7-Octobre

Les États-Unis, pour leur part, ont aussi critiqué la reconnaissance d'un état palestinien par plusieurs pays occidentaux, évoquant une récompense accordée au Hamas

L'ambassadeur d'Israël auprès des Nations unies, Danny Danon, s'adresse aux médias, lundi 22 septembre 2025, au siège de l'ONU. (Crédit : AP Photo/Yuki Iwamura)
L'ambassadeur d'Israël auprès des Nations unies, Danny Danon, s'adresse aux médias, lundi 22 septembre 2025, au siège de l'ONU. (Crédit : AP Photo/Yuki Iwamura)

Les délégations israélienne et américaine étaient absentes de la conférence consacrée au renforcement de la solution à deux États, qui a eu lieu lundi dans la soirée, à la veille de la fête de Rosh HaShana.

Un sommet qui a démontré le soutien massif apporté à l’international à la cause palestinienne et l’isolement sans précédent dans lequel se trouve Israël moins de deux ans après le pogrom qui avait été commis par le Hamas, le 7 octobre, une attaque sanglante qui a entraîné la mort de plus de 1 200 personnes qui avaient été massacrées par les hommes armés dans le sud d’Israël. 251 personnes avaient été kidnappées et prises en otage dans la bande de Gaza. 47 d’entre elles y sont toujours détenues, de même que la dépouille d’Hadar Goldin, un soldat enlevé en 2014.

La France, la Belgique, le Luxembourg, Malte, Saint-Marin et Andorre ont diffusé des déclarations sur leur reconnaissance d’un état palestinien lors de la conférence. Le Royaume-Uni, l’Australie, le Canada et le Portugal avaient fait leurs propres annonces de reconnaissance dans la journée de lundi.

S’entretenant avec les journalistes devant l’Assemblée générale des Nations unies, peu avant le début de l’événement, l’ambassadeur israélien auprès des Nations unies, Danny Danon, a déclaré que Jérusalem s’opposait au cadre de la solution à deux États que la conférence cherchait à sauver.

« Avant le 7 octobre, il y avait un débat à ce sujet en Israël. Après le 7 octobre, il n’est plus à l’ordre du jour », a affirmé Danon. « Nous nous concentrons désormais sur le retour des otages et sur la défaite du Hamas. »

« Lorsque, un jour, les responsables palestiniens condamneront le terrorisme… nous discuterons avec les Palestiniens », a-t-il ajouté.

« Nous devons être honnêtes et nous devons reconnaître qu’il n’y a pas de partenaire de l’autre côté », a-t-il continué.

« Nous sommes une nation pacifique. Nous avons signé des accords de paix et, espérons-le, nous en signerons d’autres dans un avenir proche », a poursuivi l’envoyé israélien.

« Cette conférence est du théâtre mais ce que nous faisons sur le terrain, c’est bien réel », a dit Danon, faisant référence à l’escalade de l’offensive israélienne dans le cadre de la conquête de Gaza-City, où des centaines de milliers de Palestiniens sont toujours réfugiés.

L’ambassadeur a estimé que la reconnaissance, par les pays occidentaux, d’un état palestinien était une « action unilatérale » qui provoquera une riposte de la part d’Israël – le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, annoncera sa nature dans les prochains jours.

De son côté, la Maison Blanche a réitéré son opposition à la reconnaissance d’un état palestinien.

« Le président a été très clair. Il est en désaccord avec cette décision. Il en a parlé au Royaume-Uni, aux côtés de son ami, le Premier ministre Starmer », a dit la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, lors d’un point presse qui a eu lieu à à Washington.

La porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, s’adresse aux journalistes dans la salle de presse James Brady de la Maison Blanche, le lundi 22 septembre 2025, à Washington. (Crédit : AP Photo/Julia Demaree Nikhinson)

« Il a le sentiment qu’une telle démarche ne contribue en rien à la remise en liberté des otages, qui est l’objectif principal à Gaza en ce moment, et qu’elle n’aide en rien à mettre un terme à cette guerre », a-t-elle ajouté

« Franchement, il estime que c’est une récompense pour le Hamas. Il pense que ces décisions ne sont que des paroles en l’air et qu’elles ne traduisent pas une action suffisante de la part de certains de nos amis et alliés », a-t-elle poursuivi. « Vous l’entendrez en parler demain à l’ONU ». Le président américain doit parler à 16H50 heure israélienne.

Lors de son allocution à la conférence de l’Assemblée générale des Nations unies sur la solution à deux États, le président indonésien Prabowo Subianto a quant à lui réitéré son offre de mettre à disposition des forces de maintien de la paix pour aider à stabiliser Gaza dans l’après-guerre.

Subianto avait déjà fait cette offre l’an dernier ; il est à ce jour le seul à l’avoir fait officiellement.

Des pays arabes seraient eux aussi disposés à mettre des soldats à disposition d’une force internationale pour l’après-guerre à Gaza, sans toutefois en avoir fait l’annonce officielle mais en conditionnant leur participation à la présence de l’Autorité palestinienne, ce qu’Israël refuse.

Le Premier ministre égyptien Mostafa Madbouly a déclaré que son pays accueillerait une conférence consacrée à la reconstruction de Gaza dès que le cessez-le-feu aura été conclu dans ce territoire en proie aux destructions.

« Dès que nous aurons un cessez-le-feu, l’Égypte accueillera une conférence internationale dédiée à la reconstruction de la bande de Gaza, afin de mobiliser les fonds nécessaires au plan de reconstruction arabo-islamique », a-t-il indiqué.

Le Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, critique notoire d’Israël, a appelé à l’adhésion pleine et entière de la Palestine à l’ONU où les Palestiniens ont le statut d’observateurs. L’adhésion pleine et entière a été bloquée par les États-Unis.

« Cette conférence est une étape importante, mais ce n’est pas la fin. Ce n’est que le début », a déclaré Sanchez. « L’État de Palestine doit en être membre. »

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