La porte des locaux de la chaîne N12 à Tel Aviv a été brisée par un agresseur masqué
Le média se dit "choqué mais pas surpris" et appelle la police et le gouvernement à lutter contre la vague croissante d'incitations à la haine contre les journalistes en Israël
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La porte vitrée des locaux de la chaîne N12 News, à Tel Aviv, a été brisée lors d’une attaque survenue dans la nuit de samedi à dimanche. Il s’agit du dernier incident violent en date visant des journalistes et les médias en Israël.
Les images de vidéosurveillance diffusées par la chaîne montrent un individu masqué s’approcher de la porte et lancer une brique qui a rebondi sans l’endommager. Le suspect a ensuite lancé une deuxième brique qui a brisé la vitre, avant de prendre la fuite.
L’horodatage de la vidéo indique que l’incident s’est produit peu après 3 heures du matin dimanche.
Dans un communiqué, le média dit être « choqué mais pas surpris » par cet incident et exige que la police israélienne intervienne pour mettre un terme à la menace croissante de violence à l’encontre des journalistes et des médias.
« Le gouvernement israélien et le ministre des Communications doivent cesser leurs attaques effrénées et incendiaires contre la presse libre », poursuit le communiqué.
Le Syndicat des journalistes d’Israël a condamné cette attaque et a appelé la police « à agir rapidement et avec sérieux pour traduire en justice ceux qui tentent de nuire aux journalistes et aux médias ».
תיעוד:
אלמוני רעול פנים מנפץ את דלת הכניסה לאולפני חדשות 12, הלילה בת"א.
במשטרה פתחו בחקירה pic.twitter.com/VsHXPNMGR4— Josh Breiner (@JoshBreiner) July 5, 2026
La police a ouvert une enquête sur cette attaque, survenue un mois après l’apparition de graffitis incitant à la violence contre les trois principales chaînes de télévision israéliennes – N12, la Treizième chaîne et la chaîne publique Kan (la Onzième chaîne) – ainsi que contre plusieurs journalistes, à proximité des locaux de N12.
« Bonjour les traîtres, 11, 12, 13 », disait le graffiti.
« Peleg, Abramovich, Drucker, criminels. Vous le paierez avec le sang de vos proches. »
Les journalistes cités dans ce message étaient Guy Peleg et Amnon Abramovich, de la chaîne N12, ainsi que Raviv Drucker, de la Treizième chaîne.
Peleg est la cible d’une campagne de harcèlement d’extrême-droite depuis 2024, date à laquelle il a diffusé des images divulguées provenant du centre de détention de Sde Teiman, montrant les mauvais traitements présumés infligés à un détenu de Gaza par des soldats.
Des graffitis menaçants appelant à « verser le sang des traîtres » ont également été découverts devant les locaux de la Treizième chaîne, à Tel Aviv, en novembre.
Outre les campagnes d’incitation à la violence orchestrées par des militants de droite, les principaux médias d’information israéliens ont été visés à plusieurs reprises par le Premier ministre Benjamin Netanyahu et son gouvernement.
Le ministre des Communications, Shlomo Karhi (Likud), mène depuis des années une croisade visant à démanteler et à affaiblir la presse libre.
La coalition espère faire adopter une série de projets de loi avant la fin de la session actuelle de la Knesset, prévue plus tard ce mois-ci. Si ces projets de loi sont adoptés, le budget de Kan sera placé sous le contrôle du gouvernement, qui disposera ainsi d’un contrôle significatif sur les médias audiovisuels, les sites d’information et d’autres médias, par le biais d’un nouveau conseil de régulation.
Netanyahu accorde rarement des interviews à d’autres chaînes que la Quatorzième, connue pour ses positions bellicistes et sa sympathie à son égard, et il a lancé des attaques virulentes contre les journalistes, les accusant de publier de « fausses informations » et de « répandre des mensonges ».
la Communauté du Times of Israël !







