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Qui étaient les chefs terroristes tués par Israël depuis le 7 octobre, avant l’attaque de Doha ?

Du cerveau du Hamas, Yahya Sinwar, au chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, Israël a éliminé les responsables des proxys iraniens au Moyen-Orient, et des généraux du CGRI

Des personnes en deuil réagissant alors qu'une remorque transportant les cercueils contenant les corps de l'ancien chef du Hezbollah Hassan Nasrallah et de son cousin et successeur Hashem Safieddine traverse la foule au début d'un cortège funèbre, au stade de la Cité des Sports à Beyrouth, au Liban, le 23 février 2025. (Crédit : Hussein Malla/AP)
Des personnes en deuil réagissant alors qu'une remorque transportant les cercueils contenant les corps de l'ancien chef du Hezbollah Hassan Nasrallah et de son cousin et successeur Hashem Safieddine traverse la foule au début d'un cortège funèbre, au stade de la Cité des Sports à Beyrouth, au Liban, le 23 février 2025. (Crédit : Hussein Malla/AP)

Depuis le 7 octobre 2023, date à laquelle le Hamas a lancé le pogrom qui a déclenché la guerre à Gaza, Israël a éliminé plusieurs hauts responsables du groupe terroriste palestinien et de ses alliés régionaux.

Mardi, Israël a pris pour cible une réunion de chefs de la branche politique du Hamas organisée à Doha, au Qatar, vraisemblablement consacrée à la dernière proposition en date d’accord de cessez-le-feu et de libération des otages.

Dans un communiqué, le groupe terroriste palestinien du Hamas a annoncé que six personnes avaient été tuées, mais que tous les hauts responsables visés étaient encore en vie.

De Gaza au Liban en passant par l’Iran, Israël a éliminé des dirigeants du Hamas, du Hezbollah, des Houthis et du Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI), le bras armé du régime iranien.

Qui sont ces hauts responsables éliminés par Israël pendant la guerre ?

Saleh al-Arouri

Saleh al-Arouri, numéro deux du groupe terroriste palestinien du Hamas. (Crédit : Autorisation)

Saleh al-Arouri, vice-président politique du Hamas, numéro deux du groupe terroriste et fondateur de sa branche armée, a été tué le 2 janvier 2024 lors d’une frappe de drone dans la banlieue sud de Beyrouth.

Arouri a participé à la création de la branche armée du groupe terroriste, les Brigades Ezzedine al-Qassam. Israël l’accuse d’avoir orchestré des attentats meurtriers au fil des ans.

Selon les responsables des services de renseignement israéliens, Arouri a contribué à planifier, entre autres attentats visant des civils, l’enlèvement et le meurtre, en juin 2014, de trois adolescents israéliens : Gil-ad Shaar, Eyal Yifrach et Naftali Fraenkel.

Arouri a purgé plusieurs peines dans des prisons israéliennes. Il a été relâché en mars 2010 dans le cadre d’un accord visant à obtenir la libération d’un plus grand nombre de prisonniers en échange du soldat franco-israélien Gilad Shalit, un caporal de l’armée israélienne enlevé par le Hamas en 2006.

Le chef terroriste du Hamas, Mohammed Deif, sur une photo non datée diffusée par le bureau des médias du Hamas le 30 janvier 2025. (Crédit : Bureau des médias du Hamas/AFP)

Mohammed Deif

C’est le 13 juillet 2024, lors d’une frappe aérienne israélienne sur un complexe situé en périphérie de Khan Younès, dans le sud de Gaza, que le chef de la branche armée du Hamas, Mohammed Deif et le commandant en chef, Rafaa Salameh ont trouvé la mort.

Selon le ministère de la Santé du Hamas, qui ne fait pas de distinction entre civils et terroristes, plus de 90 personnes auraient été tuées lors de cette frappe.

Considéré comme l’un des instigateurs de l’assaut barbare et sanglant du 7 octobre, Deif était également l’un des fondateurs des Brigades Ezzedine al-Qassam, la branche armée du Hamas.

Il a lancé des campagnes d’attentats-suicides visant des civils israéliens et constitué un arsenal de roquettes impressionnant que le groupe terroriste a utilisé pour frapper Israël. Il a occupé la première place de la liste des personnes les plus recherchées par Israël pendant des années.

Fouad Shokor

Fouad Shokor était le chef de la branche armée du Hezbollah et dirigeait le groupe terroriste chiite libanais dans le sud du Liban. Ce terroriste très discret occupait un poste élevé dans le programme de missiles du Hezbollah. Il a été éliminé le 30 juillet 2024 lors d’une frappe aérienne israélienne dans la banlieue sud de Beyrouth.

Membre du Conseil du Jihad, la branche armée du Hezbollah, Shokor était également responsable du programme de missiles du groupe terroriste. Il avait été accusé par les États-Unis d’avoir planifié et lancé l’attentat à la voiture piégée visant une caserne de Marines à Beyrouth, qui avait coûté la vie à 241 militaires américains. Il avait également planifié l’attaque à la voiture piégée contre l’immeuble Drakkar à Beyrouth, au cours de laquelle 58 militaires français avaient trouvé la mort.

Fuad Shukr, le plus haut commandant militaire du Hezbollah, tué lors d’une frappe israélienne sur Beyrouth le 30 juillet 2024, sur une photo non datée. (Crédit : Bureau des médias du Hezbollah)

Il a été le premier haut responsable du Hezbollah à être éliminé.

La frappe qui l’a tué est survenue près d’un an après le début des attaques quasi-quotidiennes sur l’État juif dès le 8 octobre 2023. Dès le lendemain de l’assaut du Hamas, le Hezbollah a commencé à tirer des roquettes et à envoyer des drones sur Israël, en soutien à son allié à Gaza, entraînant le déplacement de quelque 60 000 Israéliens.

Ismaïl Haniyeh

Le 31 juillet 2024, quelques heures seulement après l’élimination de Shokor, Ismaïl Haniyeh, le chef du bureau politique du Hamas, a été tué par l’explosion d’une bombe introduite clandestinement dans une maison d’hôtes de Téhéran, où il s’était rendu pour assister à l’investiture du nouveau président du pays.

Le chef du bureau politique du Hamas, Ismaïl Haniyeh (à gauche) et le chef du Hamas dans la bande de Gaza, Yahya Sinwar, lors d’un rassemblement marquant le 30e anniversaire du groupe terroriste palestinien, dans la ville de Gaza, le 14 décembre 2017. (Crédit : Khalil Hamra/AP)

Israël s’était promis d’éliminer Haniyeh, 62 ans, ainsi que d’autres dirigeants du Hamas à la suite du 7 octobre.

Hassan Nasrallah

Hassan Nasrallah, chef historique et cofondateur du Hezbollah, a été éliminé lors de frappes aériennes israéliennes sur la banlieue sud de Beyrouth, le 27 septembre 2024.

Stratège avisé, Nasrallah, 64 ans, a œuvré à renforcer ses alliances avec les chefs religieux chiites en Iran et les groupes terroristes palestiniens, notamment le Hamas. Sous sa direction, le Hezbollah a mené des guerres contre Israël, et s’est rangé aux côtés du dictateur syrien Bashar el-Assad pendant le conflit qui a déchiré la Syrie voisine.

Des Libanais regardant le discours du chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, dans un café de la banlieue sud de Beyrouth, le 19 septembre 2024. (Crédit : Hassan Ammar/AP)

Nabil Kaouk

Nabil Kaouk, vice-président du Conseil central du Hezbollah, a été tué dans une frappe aérienne israélienne au sud de Beyrouth, le lendemain de la mort de Nasrallah. Il avait rejoint le groupe terroriste à ses débuts, dans les années 1980.

De 1995 à 2010, Kaouk a également occupé le poste de commandant du Hezbollah dans le sud du Liban. Il a fait plusieurs apparitions dans les médias et prononcé des discours devant ses partisans, notamment lors des funérailles de terroristes du Hezbollah morts au combat. Kaouk était considéré comme un successeur potentiel de Nasrallah.

En septembre 2024, 11 jours avant sa mort, Kaouk avait été chargé par le Hezbollah de diriger l’enquête de l’organisation sur l’opération israélienne ayant abouti à l’explosion simultanée de milliers de « bipeurs » appartenant aux membres du groupe, blessant des milliers d’agents et en tuant certains.

Cheikh Nabil Kaouk, à droite un dirigeant du Hezbollah, lors de funérailles dans le sud du Liban au mois de janvier 2010. (Crédit : Hussein Malla/AP Photo)

Hashem Safieddine

Le nouveau chef du Hezbollah, Hashem Safieddine, a été tué par des frappes aériennes israéliennes dans une banlieue de Beyrouth, le 3 octobre 2024, soit quelques jours après avoir remplacé son prédécesseur, Nasrallah.

Personnalité bien connue au Liban, Safieddine entretenait des relations étroites avec l’Iran et était membre du Conseil de la Shura, chargé de la prise de décision au sein du groupe terroriste, ainsi que du Conseil du Jihad. Il dirigeait également le Conseil exécutif, qui gère des écoles et des programmes sociaux. Il était le cousin de Nasrallah par sa famille maternelle.

Hashem Safieddine, alors chef du Conseil exécutif du Hezbollah, assiste à une cérémonie organisée par le groupe terroriste soutenu par l’Iran dans la banlieue sud de Beyrouth, le 24 mai 2024. (Crédit : Anwar Amro/AFP)

Yahya Sinwar

Yahya Sinwar, chef du Hamas dans la bande de Gaza, instigateur du pogrom du 7 octobre au cours duquel des milliers de terroristes venus de la bande de Gaza ont envahi le sud d’Israël, tuant plus de 1 200 personnes et prenant 251 otages, a été abattu par des soldats israéliens à Rafah, le 16 octobre 2024.

Arrêté par Israël à la fin des années 1980, Sinwar était originaire de Gaza et membre de la première heure du Hamas, fondé en 1987. Il avait alors avoué avoir assassiné douze collaborateurs présumés, ce qui lui avait valu le surnom de « boucher de Khan Younès ». Il avait alors été condamné à quatre peines de prison à perpétuité pour des crimes incluant le meurtre de deux soldats israéliens.

En 2008, il avait survécu à un cancer du cerveau grâce aux soins de médecins israéliens. Il avait été libéré de prison en 2011 avec un millier d’autres prisonniers dans le cadre d’un échange contre Shalit.

Israël a juré d’éliminer Sinwar depuis le 7 octobre.

Le chef du Hamas à Gaza, Yahya Sinwar, présidant une réunion avec les dirigeants des factions palestiniennes dans son bureau, à Gaza-City, le 13 avril 2022. (Crédit : Adel Hana/AP)

Sa mort est finalement survenue à l’occasion d’une rencontre fortuite. Tsahal ayant détruit de nombreux tunnels dans le sud de la bande de Gaza, Sinwar a été contraint de remonter à la surface. Des soldats israéliens l’ont abattu à l’intérieur d’un bâtiment de Rafah. Ils n’avaient aucune idée de son identité avant de découvrir son corps.

Mohammad Sinwar

Mohammad Sinwar, frère cadet de Yahya Sinwar, était considéré comme le chef de la branche armée du Hamas. Il a été tué lors d’une frappe israélienne le 13 mai 2025, dans la bande de Gaza.

Le commandant du Hamas Mohammad Sinwar (à droite) dans une voiture traversant un tunnel sous la bande de Gaza, sur une capture d’écran d’une vidéo non datée publiée le 17 décembre 2023. (Crédit : Capture d’écran/Armée israélienne)

Hossein Salami

Le général Hossein Salami, chef du Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI), le bras armé du régime iranien, figurait parmi les hauts responsables éliminés durant l’Opération « Rising Lion » en Iran, lancée le 13 juin 2025.

Ces frappes sont survenues dans le contexte de la guerre de douze jours contre la République islamique, menée par Israël pour empêcher la République islamique, qui a juré de détruire l’État juif, de se rapprocher de la fabrication d’armes atomiques.

Les frappes israéliennes intensives ont tué les meilleurs scientifiques nucléaires iraniens et détruit une grande partie des stocks et des installations de production de missiles balistiques du pays. Les États-Unis ont alors pris pour cible, à leur tour, plusieurs sites nucléaires souterrains de la République islamique, avant de négocier un cessez-le-feu.

Le chef du du Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI), le bras armé du régime iranien, Hossein Salami, s’exprimant lors d’un rassemblement devant l’ancienne ambassade des États-Unis, à Téhéran, le 3 novembre 2024. (Crédit : Atta Kenare/AFP)

Ahmed al-Rahawi

Ahmed al-Rahawi, le Premier ministre du gouvernement contrôlé par le groupe terroriste des Houthis, est mort le 28 août 2025 lors de frappes aériennes israéliennes sur la capitale yéménite, Sanaa. Il s’agit du plus haut responsable houthi éliminé depuis le lancement, au début de l’année, de la campagne israélo-américaine contre ce groupe terroriste soutenu par la République islamique, pays avec lequel le gouvernement yéménite internationalement reconnu est en guerre.

Les Houthis, dont le slogan est « la mort de l’Amérique, la mort d’Israël [et] la malédiction sur les Juifs », attaquent Israël et le trafic maritime depuis novembre 2023, soit un mois après le pogrom perpétré par le Hamas le 7 octobre.

Depuis, le groupe a tiré quelque 121 missiles balistiques, ainsi que des dizaines de drones d’attaque et de missiles de croisière sur Israël. L’un de ces drones a tué un civil et en a blessé plusieurs autres à Tel Aviv en juillet 2024, provoquant la première frappe israélienne au Yémen.

Le Premier ministre houthi du Yémen, Ahmed al-Rahawi, se rend dans les bureaux du Hamas à Sanaa pour présenter ses condoléances suite à l’assassinat du chef du groupe terroriste Yahya Sinwar, le 20 octobre 2024. (Crédit : Mohammed Huwais/AFP)

Le groupe terroriste a également attaqué des navires marchands sous prétexte qu’ils étaient liés à Israël. Il a ainsi visé plus de 100 navires avec des missiles et des drones, en a saisi un et en a coulé deux, faisant quatre morts parmi les marins. Après avoir saisi le Galaxy Leader, un navire en partie détenu par un magnat israélien, il a retenu l’équipage en otage pendant plus d’un an, alors que aucun de ses membres n’était israélien.

Abu Obeida

Israël a annoncé la mort, lors d’une frappe aérienne de l’État juif sur Gaza, le 30 août 2025, du porte-parole de longue date de la branche armée du Hamas, identifié comme étant Hudayfa Samir Abdallah al-Kahlout.

Abu Obeida (à droite), porte-parole de la branche armée du Hamas, les Brigades Ezzedine al-Qassam, faisant une déclaration, à Gaza, le 8 juillet 2015. (Crédit : Mohammed Abed/AFP)

Selon Israël, Kahlout, mieux connu sous son nom de guerre Abu Obeida, était à l’origine de la diffusion des vidéos montrant des otages, ainsi que des images du pogrom perpétré par le groupe terroriste palestinien du Hamas le 7 octobre 2023 qui a déclenché la guerre en cours.

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