Israël en guerre - Jour 144

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Qui était Saleh al-Arouri, numéro 2 du Hamas tué au Liban

Considéré comme le numéro deux du Hamas au moment de sa mort, il était accusé par Israël d'avoir joué un rôle dans de nombreuses attaques, dont celle du 7 octobre

Saleh al-Arouri, numéro deux du groupe terroriste palestinien du Hamas. (Autorisation)
Saleh al-Arouri, numéro deux du groupe terroriste palestinien du Hamas. (Autorisation)

Saleh al-Arouri, un haut dirigeant du groupe terroriste palestinien du Hamas tué au Liban dans une attaque de drone attribuée à Israël, a joué un rôle clé dans le développement des capacités militaires du groupe terroriste palestinien et de ses liens avec des alliés régionaux.

Arouri, 57 ans, était l’un des fondateurs des Brigades Ezzedine al-Qassam, la branche armée du Hamas, au début des années 1990. Plus récemment, il était le « canal ou lien » entre le Hamas, l’Iran et le Hezbollah libanais, a indiqué une source du Hamas à l’AFP. Il se rendait en Iran régulièrement. Arouri était également considéré comme le dirigeant du Hamas en Cisjordanie. Ses connaissances et son expertise ont contribué au développement des capacités militaires du mouvement ces dernières années, a ajouté la source.

Considéré comme le numéro deux du Hamas au moment de sa mort, il était accusé par Israël d’avoir joué un rôle dans de nombreuses attaques, dont celle sans précédent menée le 7 octobre sur le sol israélien par le Hamas, qui a déclenché une guerre dévastatrice en cours depuis bientôt trois mois dans la bande de Gaza.

Né dans le village d’Aroura, près de Ramallah en Cisjordanie, Arouri a fait des études islamiques à l’université d’Hébron. Jeune, il a rejoint les Frères musulmans et était activement impliqué dans les activités politiques des étudiants. Arouri est devenu membre du Hamas quand le mouvement a été fondé en 1987 par les dirigeants des Frères musulmans. Il a été détenu plusieurs fois au début des années 1990, et il a été condamné à 15 ans de prison en 1992 pour avoir formé les premières cellules des Brigades Ezzedine al-Qassam en Cisjordanie. Libéré en 2007, il a été de nouveau emprisonné trois mois plus tard jusqu’en 2010, date à laquelle il a été libéré à condition de partir en exil. Arouri a ainsi été expulsé en Syrie, où il a passé trois ans avant de s’installer au Liban.

Après sa libération en 2010, il a été nommé au sein de la branche politique du Hamas et a fait partie de l’équipe de négociateurs ayant obtenu, avec des médiateurs égyptiens, l’échange en 2011 de 1 027 prisonniers palestiniens contre un soldat israélien, Gilad Shalit. Le 9 octobre 2017, le Hamas a annoncé l’élection d’Arouri au poste de numéro 2 de sa branche politique.

Marié et père de deux filles, Saleh al-Arouri vivait à Beyrouth.

Qui reste-t-il ?

Israël s’est promis d’éliminer le groupe, classé « terroriste » par les États-Unis, l’Union européenne et Israël, depuis l’attaque du 7 octobre. Arouri était le numéro deux du chef politique du Hamas, Ismaïl Haniyeh. Ce dernier vit en exil volontaire, partageant son temps entre la Turquie et le Qatar. Considéré comme un pragmatique, il plaide de longue date pour concilier lutte armée et combat politique au sein du mouvement.

Le chef du bureau politique du Hamas, Ismaïl Haniyeh, lors d’une allocution télévisée, le 13 décembre 2023. (Crédit : Capture d’écran X ; utilisée conformément à l’article 27a de la loi sur le droit d’auteur)

Autre cible désignée de l’armée israélienne, Yahya Sinwar, le chef du Hamas à Gaza, issu de la branche armée du mouvement et partisan d’une ligne dure. Il a gravi ses échelons en tant que fervent défenseur de la lutte armée contre Israël et est considéré par le mouvement comme son « ministre de la Défense ». Il a appris l’hébreu pendant ses 23 ans passés dans les prisons israéliennes avant sa libération en 2011 dans le cadre de l’échange d’un millier de détenus palestiniens contre Gilad Shalit. Le « mort en sursis », selon les termes de l’armée israélienne, Yahya Sinwar entoure ses déplacements du plus grand secret. Il n’est pas apparu en public depuis octobre. Il est placé sur la liste américaine des « terroristes internationaux ».

Yahya Sinwar, chef du Hamas dans la bande de Gaza, saluant ses partisans, à Gaza City, le 14 avril 2023. (Crédit : Mohammed Abed/AFP)

Mohammed Deif est le chef de la branche armée du Hamas. C’est lui qui a annoncé dans un enregistrement diffusé le 7 octobre au matin, le début de l’opération « Déluge d’Al-Aqsa ». Celui que le Hamas présente comme « le chef d’état-major de la résistance » est une cible pour Israël depuis de nombreuses années. Il a échappé à au moins à six tentatives d’assassinat connues. Il est aux yeux des Palestiniens une figure légendaire, aussi résolu dans son combat contre Israël que mystérieux. On ignore où il se cache. Il a été inscrit lui aussi sur la liste américaine des « terroristes internationaux ».

Une photo censée montrer Mohammed Deif, le commandant de l’aile armée du groupe terroriste du Hamas, diffusée par la Douzième chaîne le 27 décembre 2023. (Crédit : Capture d’écran Douzième chaîne ; utilisée conformément à l’article 27a de la loi sur le droit d’auteur)

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