Tsahal arrête un haut responsable d’Al-Jamaa al-Islamiyya et tue 2 terroristes du Hezbollah
Le terroriste capturé au Liban a été identifié comme étant Atwi Atwi ; la frappe ayant éliminé 2 membres du groupe terroriste chiite libanais aurait fait 3 morts, dont un enfant
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Emanuel Fabian est le correspondant militaire du Times of Israël.

L’armée israélienne a capturé un membre « haut placé » du groupe terroriste Al-Jamaa al-Islamiyya (Groupe islamique) lors d’une opération nocturne dans le sud du Liban et a également éliminé deux membres du groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah, a annoncé Tsahal lundi.
Selon l’armée, le terroriste a été arrêté dimanche soir dans un bâtiment de la région du mont Dov, près de la frontière, par une unité des forces spéciales relevant de la 210ᵉ division régionale « Bashan ». L’opération s’est achevée tôt lundi matin et aucun affrontement n’a été signalé pendant son déroulement.
Al-Jamaa al-Islamiyya a identifié le terroriste comme étant Atwi Atwi et a précisé qu’il avait été capturé dans la ville de Habbariyeh, située à environ cinq kilomètres au nord de la frontière.
L’armée a déclaré avoir recueilli des renseignements sur ce terroriste au cours des dernières semaines, ce qui l’a conduite à lancer l’opération.
« Le terroriste a été arrêté et transféré pour être interrogé sur le territoire israélien. Des armes ont également été trouvées dans le bâtiment où il a été arrêté », a ajouté Tsahal.
L’armée n’a pas fourni davantage de détails sur cet individu, si ce n’est qu’il s’agissait d’un membre « haut placé » d’Al-Jamaa al-Islamiyya.
????Special footage from Al Arabi TV of the surroundings of the home of the Islamic Religious Group official #Atwi_Atwi after his abduction by an Israeli occupation force that infiltrated on foot at night.#Lebanon @AlarabyTV pic.twitter.com/rBG0bX3mke https://t.co/LoGKIqtJFG
— ⚡️???? World News ????⚡️ (@ferozwala) February 9, 2026
Selon une source militaire, Tsahal a décidé de l’arrêter plutôt que de le tuer par une frappe aérienne afin d’obtenir des renseignements sur les activités du groupe terroriste au Liban et en Syrie.
Al-Jamaa al-Islamiyya est une faction sunnite qui fait partie du réseau politico-religieux des Frères musulmans. Sa branche armée, les Forces al-Fajr, créée dans les années 1980, a mené plusieurs attaques contre Israël depuis le Liban pendant la guerre de 2023-2024 contre le Hezbollah, souvent en collaboration avec ce groupe terroriste soutenu par la République islamique d’Iran.
Dans un communiqué, Al-Jamaa al-Islamiyya a déclaré tenir Israël « responsable de tout préjudice qui pourrait lui être causé ». Le groupe terroriste a appelé le gouvernement libanais à faire pression sur les garants de l’accord de cessez-le-feu conclu entre les deux pays, afin de mettre fin aux raids israéliens au Liban et d’obtenir la libération des personnes capturées.
Il a également établi un lien entre le raid et la visite, la veille, du Premier ministre libanais, Nawaf Salam, dans la même région. Ce dernier avait alors souligné que sa visite visait à rappeler la présence de l’État libanais dans le sud du pays, bastion du groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah depuis des décennies.
Dans un communiqué, Salam a condamné l’enlèvement d’Atwi Atwi, parlant « d’attaque flagrante contre la souveraineté libanaise, de violation de l’accord de cessez-le-feu et du droit international ».
Dans son communiqué, Al-Jamaa al-Islamiyya s’est demandé si ce « piratage » israélien était une réponse à « l’affirmation par les habitants de la région de leur adhésion à l’État ».
Tsahal a déclaré qu’Al-Jamaa al-Islamiyya « a progressé tout au long de la guerre et continue de tenter de mener des actions terroristes contre l’État d’Israël et ses citoyens dans le secteur nord ».
L’armée avait auparavant accusé ce groupe terroriste de coopérer étroitement avec le Hezbollah et le Hamas en Syrie, et de maintenir des sites armés dans le sud du Liban, ainsi que des infrastructures le long de la frontière syro-libanaise et dans le sud de la Syrie.
صورة من مكان الغارة الإسرائيلية التي استهدفت آلية في بلدة #يانوح – جنوب لبنان pic.twitter.com/mlFFQLGUZA
— lebanon_trend1 (@lebanon_trend1) February 9, 2026
Le Hezbollah a, quant à lui, appelé l’État à « prendre des mesures dissuasives et claires, à agir immédiatement à tous les niveaux, politique, diplomatique et juridique, et à œuvrer sérieusement pour la protection des citoyens ».
Le mois dernier, le député du Hezbollah Hussein al-Haj Hassan a accusé Israël de détenir « vingt prisonniers libanais », affirmant que dix d’entre eux avaient été enlevés « sur le territoire libanais après le cessez-le-feu ».
Peu après avoir annoncé cette capture, Tsahal a également déclaré avoir mené une frappe aérienne contre un terroriste du Hezbollah dans la ville de Yanouh, dans le sud du Liban.
Selon l’armée, cette frappe a éliminé Ahmad Ali Salami, qui occupait le poste de commandant d’artillerie au sein du Hezbollah.
L’armée a expliqué que Salami avait mené de nombreuses attaques de roquettes contre Israël pendant la guerre de 2023-2024 contre le Hezbollah, et qu’il travaillait récemment à la restauration des infrastructures d’artillerie du groupe terroriste « au sein de la population civile au Liban ».
Ses actions constituaient une violation du cessez-le-feu, a souligné Tsahal.
« L’armée israélienne est consciente des allégations selon lesquelles des civils non impliqués auraient été tués », a déclaré Tsahal, après que le ministère libanais de la Santé a fait état de trois morts, dont un enfant de trois ans.
Cette frappe a également tué un membre des forces de sécurité intérieure libanaises et son fils de trois ans, qui se trouvaient sur les lieux, selon l’agence de presse officielle libanaise ANI.
L’armée a souligné avoir pris des mesures pour limiter les atteintes aux civils, ajoutant : « Nous regrettons tout préjudice causé à des civils non impliqués et nous efforçons de minimiser autant que possible les dommages. »
« L’incident fait actuellement l’objet d’une enquête », a ajouté Tsahal.
Par ailleurs, l’armée a déclaré qu’un terroriste du Hezbollah avait été éliminé lundi par les troupes israéliennes à Ayta ash-Shab, dans le sud du Liban.
Tsahal a indiqué avoir recueilli des renseignements sur cet individu au cours des derniers mois et qu’il avait récemment travaillé à la collecte d’informations sur les soldats israéliens ainsi qu’à la reconstruction des infrastructures du Hezbollah dans le sud du Liban.
« Les activités de ce terroriste constituaient une violation des accords entre Israël et le Liban et représentaient une menace pour les soldats de Tsahal opérant à la frontière », a souligné l’armée.
À la suite des opérations de renseignement, les soldats de la 300ᵉ brigade régionale « Baram » ont éliminé le terroriste, a ajouté Tsahal.
En vertu de l’accord de cessez-le-feu de novembre 2024, le Hezbollah était tenu de se retirer et de désarmer au sud du fleuve Litani, mais Israël affirme que le groupe terroriste reste retranché dans la région, ce qui conduit l’armée israélienne à mener des frappes quasi quotidiennes.
Le gouvernement libanais s’est engagé à désarmer le Hezbollah, et les forces armées libanaises (LAF) ont déclaré le mois dernier avoir achevé la première phase du plan de désarmement, couvrant la zone située entre le fleuve Litani et la frontière israélienne, à environ 30 kilomètres plus au sud.
Le Hezbollah, soutenu par la République islamique d’Iran, a commencé à mener des attaques transfrontalières quasi quotidiennes contre le nord d’Israël le lendemain du pogrom perpétré par son allié, le groupe terroriste palestinien du Hamas, le 7 octobre 2023.
Le cessez-le-feu de novembre 2024 entre le Hezbollah et Israël a suivi une incursion terrestre et une attaque aérienne israéliennes simultanées qui ont gravement affaibli le groupe terroriste chiite libanais et éliminé une grande partie de ses dirigeants.
L’AFP a contribué à cet article.
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