Un texte vise à supprimer les isoloirs dans les maisons de retraite « anti-Netanyahu »
La coalition présente un projet de loi visant à ôter les urnes dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées où les électeurs sont défavorables au Premier ministre
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La commission de la Constitution, du Droit et de la Justice de la Knesset a voté mercredi en faveur des deuxième et troisième lectures d’un projet de loi régissant les élections législatives d’octobre, après avoir voté la suppression des urnes dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées, une mesure que l’opposition a dénoncée comme relevant d’une politique partisane flagrante.
Cette mesure concernerait entre 35 000 et 37 000 personnes – soit l’équivalent d’un siège à la Knesset -, selon Oded Forer, membre de la commission, dont le parti Yisrael Beytenu, partisan d’une ligne dure et laïque, devrait probablement pâtir de la suppression des isoloirs.
Elle concerne les personnes vivant dans des maisons de retraite ou des résidences-services – et non dans des établissements médico-sociaux, où des isoloirs mobiles sont installés depuis longtemps, à l’instar de ceux des hôpitaux.
« C’est une note finale discordante pour cette législature de la Knesset. Pendant des années, les lois électorales ont été adoptées avec un large consensus. Malheureusement, nous sommes contraints de voter contre ce projet de loi, car vous avez refusé de garantir des élections accessibles et équitables à chaque citoyen », a déclaré Karin Elharrar, députée du parti Yesh Atid et membre de la commission.
La volonté de supprimer les isoloirs installés dans les maisons de retraite lors des deux dernières élections est intervenue alors même que la coalition cherchait à étendre le droit de vote à quelque 200 personnes effectuant leur service national à l’étranger, considérées comme plus susceptibles de la soutenir. Cette mesure a finalement été omise du projet de loi final.
Ce texte, qui pourrait faire l’objet de ses dernières lectures en séance plénière dès jeudi soir, prévoit également une nouvelle obligation de transparence : les supports de campagne créés ou substantiellement modifiés à l’aide de l’intelligence artificielle (IA), de manière susceptible d’induire les électeurs en erreur, devront être clairement identifiés. Cette mesure vise à lutter contre la désinformation politique générée par l’IA avant les élections législatives du 27 octobre.
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