Israël entame la remise de cinq détenus libanais après un geste de Beyrouth
La remise des détenus à la Croix-Rouge fait suite à l’aide libanaise pour retrouver les dépouilles de Juifs libanais assassinés ; Washington salue la « bonne foi » des deux pays
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Le bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu a annoncé jeudi qu’Israël libérerait cinq civils libanais, Beyrouth ayant contribué à retrouver les dépouilles de Juifs libanais assassinés, dans le cadre des pourparlers de paix entre les deux pays qui sont menés sous l’égide des États-Unis.
Israël a déjà libéré l’un des cinq hommes, Malek Kamal Ghazi, capturé en octobre 2025. Il a été remis aux autorités libanaises par la Croix-Rouge au poste-frontière de Naqoura, a indiqué à Reuters une source des services de sécurité libanais et une source au sein de la commission des prisonniers. Selon ces sources, 35 détenus libanais se trouvaient toujours en Israël, dont 20 civils.
La remise des quatre autres ressortissants libanais devant être libérés par Israël a été reportée à vendredi à 11 heures, a rapporté la chaîne libanaise LBCI, sans préciser les raisons de ce report.
Confirmant des informations parues plus tôt dans la presse israélienne, le bureau du Premier ministre a indiqué qu’Israël avait décidé « de libérer cinq civils libanais qui étaient détenus dans des zones du sud du Liban sous contrôle de Tsahal ».
« Il est apparu clairement », à l’issue de leur interrogatoire, que les cinq hommes « sont des civils qui ne sont membres d’aucun groupe terroriste, ils n’ont pas participé à des actes terroristes et il n’y a aucune raison de les maintenir en détention en Israël », a ajouté le bureau du Premier ministre.
La décision de les libérer a fait suite à des opérations terrestres et à d’autres « activités importantes » qui ont été menées ces derniers mois par Israël comme par le Liban afin de retrouver les dépouilles de Juifs, a précisé le bureau du Premier ministre.
Le bureau de Netanyahu a ajouté que le Premier ministre avait « donné pour instruction aux responsables d’intensifier les efforts visant à localiser et à rapatrier les dépouilles des dirigeants de la communauté juive du Liban », qui avaient été « enlevés et assassinés au milieu des années 1980 par des groupes terroristes ».
Pendant la guerre civile libanaise, qui avait duré quinze ans et pris fin en 1990, plusieurs groupes terroristes chiites libanais, dont le Hezbollah, soutenu par l’Iran, avaient enlevé et assassiné des membres de la communauté juive libanaise, alors en déclin – parmi lesquels figuraient des personnalités de premier plan.
Un responsable du Département d’État américain a déclaré jeudi dans un communiqué que la libération par Israël de ressortissants libanais, ainsi que l’aide apportée par le Liban pour retrouver les dépouilles de Juifs, étaient le fruit des pourparlers menés sous l’égide des États-Unis entre les deux États ennemis.
Le Département d’État a salué Israël et le Liban pour avoir « fait preuve de bonne foi à travers ces premières mesures » et il a dit espérer que celles-ci « serviront de base à des discussions plus larges sur d’autres questions civiles ».
L’accord sur la remise des détenus a été finalisé mardi lors d’une rencontre à Jérusalem entre l’ambassadeur des États-Unis au Liban, Michel Issa, Benjamin Netanyahu et l’ambassadeur des États-Unis en Israël, Mike Huckabee. Les pourparlers devraient reprendre dans les semaines à venir.
Le Premier ministre libanais Nawaf Salam a remercié l’administration américaine « pour les efforts déployés » afin d’obtenir la libération des ressortissants libanais détenus par Israël.
Il s’est engagé à poursuivre ses efforts « jusqu’à la libération de tous nos prisonniers » et jusqu’à « la révélation du sort des disparus », ainsi qu’à poursuivre le retrait total d’Israël du territoire libanais.
Tsahal a pris le contrôle d’une zone de sécurité dans le sud du Liban lorsque le Hezbollah a entraîné le pays, en mars, dans un conflit régional plus large en attaquant Israël en signe de solidarité avec la République islamique d’Iran.
Les pourparlers menés sous l’égide des États-Unis, entamés en avril, ont depuis permis des retraits israéliens limités de « zones pilotes », où l’armée libanaise est chargée de démanteler les infrastructures du groupe terroriste soutenu par Téhéran.
L’équipe du Times of Israël a contribué à cet article.
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