Washington serait peut-être en train d’étudier une nouvelle voie susceptible de conduire à la paix israélo-palestinienne, annonce la Dixième chaîne mercredi soir.

Le secrétaire d’Etat américain chercherait à organiser des négociations directes et intensives entre les deux parties sous les auspices des puissances arabes dans la région.

Selon le reportage, qui ne cite aucun responsable à ce sujet et ce qui rend donc les dires impossibles à vérifier indépendamment, Kerry voudrait que les négociations durent deux mois et que des nations comme l’Egypte, l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis et le Qatar soient impliquées.

De plus, le reportage de la Dixième chaîne souligne que le président américain, Barack Obama, devrait demander au Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, de montrer publiquement une attitude positive envers l’Initiative de paix arabe rédigée par l’Arabie Saoudite en 2002 – même s’il ne l’adopte pas entièrement, il veut qu’il salue l’intention générale de cette proposition – dans le but d’obtenir l’aide des nations arabes pour mettre en place cette nouvelle initiative.

Dans le même temps, les responsables américains demanderaient aussi au président de l’Autorité palestinienne de mettre un frein à sa requête pour obtenir une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU pour fixer l’échéance d’un retrait israélien de Cisjordanie et de Jérusalem-est à novembre 2016 – même si pour le moment on ne sait pas si Abbas accepterait la demande.

Netanyahu a sous-entendu, mercredi, qu’il était possible qu’il emprunte cette voie lorsqu’il a invité les Etats arabes à s’impliquer dans le processus de paix lors de la conférence de presse avec Obama à la Maison Blanche.

Quelque chose « change au Moyen-Orient » offrant de nouveaux « intérêts similaires entre Israël et les principaux Etats arabes, et je pense que nous devrions travailler dur pour saisir ces intérêts communs et construire un programme positif pour nous diriger vers une Moyen-Orient sécurisé, prospère et plus paisible. Je reste engagé dans la vision d’une paix à deux Etats pour deux peuples fondée sur une reconnaissance mutuelle et un accord sécuritaire solide sur le terrain », avait-il déclaré.

Les Etats-Unis et Israël devraient « sortir des sentiers battus » et « voir comment nous pourrions recruter les pays arabes pour faire avancer ce programme porteur d’espoir ».