L’ambassadeur d’Israël auprès des Nations unies à Genève, Eviatar Manor, a fustigé le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU vendredi, qui selon lui condamnerait de manière « obsessionnelle » et répétitive les politiques gouvernementales israéliennes, même si des violations à grande échelle contre les droits de l’homme se produisent quotidiennement dans d’autres parties du globe.

Prenant la parole lors d’une session avec les membres du Conseil à Genève, Manor dit que l’organe de l’ONU souffre d’un « trouble obsessionnel-compulsif » à l’égard d’Israël et arrive systématiquement à des conclusions similaires concernant de l’Etat juif, selon la radio militaire.

« Cliniquement, le diagnostic pour ce genre de comportement est un risque accru de suicide, et c’est ce vers quoi se dirige le Conseil, » a-t-il dit.

Manor a souligné qu’aucun autre pays ne reçoit d’attention comparable de la part du Conseil, en dépit du fait que des millions de personnes dans le monde sont victimes de violentes atteintes aux droits de l’Homme.

Il a averti que si le Conseil continuait à ignorer ces violations dans d’autres pays et se concentrait uniquement sur Israël, l’institution deviendrait illégitime aux yeux de la communauté internationale.

« Il y a 4,8 millions de réfugiés Syriens, au Yémen, 7,6 millions de personnes souffrent de la faim et 14 millions n’ont pas accès aux installations médicales », a déclaré Manor.

« Depuis janvier, le conseil a adopté cinq résolutions contre Israël et aucune dans les autres cas. Ceci est honteux et démontre que le Conseil ignore les droits de l’Homme de millions de personnes », a-t-il conclu.

Ce jeudi, un groupe de surveillance de l’ONU a indiqué que le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU avait désigné un professeur britannique ayant accusé Israël d’apartheid et comparé à l’État islamique, pour un poste d’enquêteur sur les violations des droits de l’homme dans les territoires Palestiniens.

Un comité chargé d’examiner les candidats pour remplacer Makarim Wibisono, qui va quitter cette fonction à la fin du mois de mars, a recommandé Penny Green – un professeur de droit et de mondialisation à l’Université Queen Mary de Londres – comme son premier choix pour le poste.

Selon l’organisation UN Watch, Green accuse Israël sur son compte Twitter de crimes d’Etat, de « nettoyage ethnique » et d’ « apartheid ». Elle a déploré le fait que les États-Unis et le Royaume-Uni « n’aient pas encore bombardé Israël pour ses massacres », comme ils l’ont fait pour l’État islamique.

Elle soutient également le boycott total d’Israël et a publié des tweets soutenant la campagne de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) contre Israël.