Elections israéliennes : pour l’Iran, tous les partis sont anti-musulmans
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Elections israéliennes : pour l’Iran, tous les partis sont anti-musulmans

L'Iran, qui annonce régulièrement la fin de l'Etat hébreu, minimise la victoire éclatante de Benjamin Netanyahu

Le président iranien, Hassan Rouhani, pendant une conférence de presse à Shanghai, le 22 mai 2014. (Crédit : AFP/Mark Ralston)
Le président iranien, Hassan Rouhani, pendant une conférence de presse à Shanghai, le 22 mai 2014. (Crédit : AFP/Mark Ralston)

L’Iran a minimisé mercredi la portée de la victoire électorale du Premier ministre israélien sortant Benjamin Netanyahu, estimant que tous les partis israéliens étaient alliés contre le monde musulman.

« Selon nous, il n’y a pas de différences entre les partis ou les groupes politiques du régime sioniste », a affirmé la porte-parole de la diplomatie iranienne, Marzieh Afkham.

« Ils sont tous de nature agressive, ce sont les mêmes selon nous, a-t-elle ajouté. Ils sont alliés dans les atrocités (commises) contre les Palestiniens et dans les complots contre les nations musulmanes auxquels ils dénient leurs droits ».

L’Iran ne reconnaît pas l’existence d’Israël et annonce régulièrement la fin prochaine de l’Etat hébreu. La République islamique soutient financièrement et militairement les groupes armés palestiniens, notamment le Hamas qui contrôle la bande de Gaza et le Jihad islamique. Téhéran est également le parrain du Hezbollah chiite libanais, autre bête noire d’Israël.

Début mars, le président iranien Hassan Rouhani avait affirmé qu’Israël, considéré comme la seule puissance nucléaire du Moyen-Orient, était la « source du principal danger pour la région ».

Netanyahu, au pouvoir depuis 2009, a obtenu mardi une éclatante victoire aux législatives et devrait être appelé à assumer son troisième mandat consécutif, son quatrième en comptant celui de 1996-1999. Il a régulièrement dénoncé la conclusion d’un éventuel accord entre l’Iran et les grandes puissances sur le programme nucléaire controversé de Téhéran. Selon lui, un accord « pourrait mettre en danger (l’)existence » d’Israël.

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