Le candidat de Trump à l’ONU promet de démanteler l’UNRWA s’il est confirmé
Mike Waltz, ex-conseiller à la Sécurité nationale, dénonce "l’antisémitisme omniprésent" de l’ONU et son obsession avec Israël
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Jacob Magid est le correspondant du Times of Israël aux États-Unis, basé à New York.

L’ancien conseiller américain à la sécurité nationale, Mike Waltz, a déclaré mardi, lors d’une audition au Sénat, qu’il s’emploierait à démanteler l’Office des Nations unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA) s’il était confirmé comme ambassadeur de l’administration Trump auprès des Nations unies (ONU).
« L’UNRWA à Gaza, avec son personnel impliqué dans le massacre du 7 octobre et ses écoles enseignant la haine antisémite, doit être démantelée », a affirmé Waltz.
Les États-Unis, principal donateur de l’UNRWA – l’agence chargée de la distribution de l’aide humanitaire à Gaza – ont suspendu leur financement après les révélations selon lesquelles plusieurs de ses employés avaient activement participé au pogrom perpétré par le groupe terroriste palestinien du Hamas dans le sud d’Israël, le 7 octobre 2023. Plus de 1 200 personnes avaient alors été sauvagement assassinées et 251 enlevées, puis emmenées dans la bande de Gaza, déclenchant la guerre en cours.
L’agence est depuis confrontée à une grave crise financière.
Israël a adopté une loi interdisant à l’UNRWA d’opérer sur son territoire, tout en restreignant fortement ses activités à Gaza et en Cisjordanie.
S’exprimant plus largement sur « l’antisémitisme omniprésent » au sein de l’ONU, Waltz a souligné que, de 2015 à 2023, l’Assemblée générale avait adopté 154 résolutions contre Israël, contre 71 visant l’ensemble des autres pays.
La reconduction par l’ONU de Francesca Albanese, rapporteuse spéciale sur les droits des Palestiniens, qui a appelé au boycott d’entreprises américaines travaillant avec Israël, « illustre ce parti pris », a-t-il déclaré. Washington a sanctionné Albanese la semaine dernière.
Waltz s’est aussi engagé à poursuivre la politique de Donald Trump en bloquant les résolutions du Conseil de sécurité considérées comme biaisées à l’encontre d’Israël.
Face aux démocrates qui estiment que les États-Unis devraient adopter une position plus ferme envers Israël pour sa conduite de la guerre à Gaza, Waltz a reconnu l’existence d’une crise humanitaire, mais a insisté qu’elle pourrait prendre fin immédiatement si le Hamas déposait les armes et se rendait, plutôt que de « sacrifier son propre peuple ».
Waltz n’était pas le premier choix de Trump pour ce poste. Le président américain avait initialement proposé la représentante de l’État de New York, Elise Stefanik, avant de retirer sa candidature, craignant de perdre son siège au Congrès lors d’une élection spéciale.
Il a ensuite nommé Waltz, après l’avoir évincé de son poste de conseiller à la sécurité nationale en mai, à la suite d’une erreur : il avait accidentellement ajouté un journaliste à une conversation privée sur Signal utilisée pour discuter de plans militaires visant les Houthis. Un responsable de la Maison Blanche, sous couvert d’anonymat, a précisé que le poste à l’ONU ne s’accompagnerait pas d’un siège au cabinet présidentiel.
Les parlementaires démocrates ont martelé Waltz sur l’affaire, mais l’ancien élu de Floride a défendu sa conduite, assurant qu’aucune information classifiée n’avait été partagée dans le chat sur Signal.
« J’ai suivi cette audition et j’ai été profondément déçu », a déclaré le sénateur Cory Booker, du New Jersey. « Ce qui m’interpelle depuis le début, c’est votre difficulté à reconnaître et à assumer vos erreurs. »
Waltz a de son côté affirmé qu’il s’engagerait, s’il était confirmé, à mettre en œuvre des réformes significatives à l’ONU, en veillant notamment à ce que chaque dollar dépensé serve l’intérêt national des États-Unis.
Mais alors qu’il dénonçait ce qu’il appelait le gaspillage de l’ONU, la sénatrice démocrate Jacky Rosen, du Nevada, lui a demandé pourquoi il percevait encore un salaire de la Maison Blanche, alors même qu’il avait été relevé de ses fonctions deux mois plus tôt.
Waltz a contesté cette version, affirmant qu’il n’avait pas été renvoyé et qu’il continuait à travailler comme consultant, chargé de « superviser la transition d’un certain nombre d’activités importantes ».
la Communauté du Times of Israël !







