Le directeur de l’Eurovision exclut tout nouveau vote sur Israël
Martin Green nie qu'il y ait des difficultés financières en raison du boycott du concours par cinq pays
- Lire d'autres articles du Times of Israël sur Google – ajoutez-nous à vos sources préférées

Le directeur de l’Eurovision, Martin Green, a rejeté l’idée d’organiser un vote supplémentaire sur la participation d’Israël au concours annuel de la chanson. Il a également démenti que le concours connaisse des difficultés financières liées au boycott d’Israël.
« L’affaire est close. Les membres se sont prononcés de manière définitive », a indiqué Green au site Variety lors d’une interview accordée cette semaine. « Près de 70 % [des membres de l’Union européenne de radio-télévision, UER] ont décidé qu’ils considéraient que les chaînes de service public n’étaient pas responsables des actions de leur gouvernement, et que [la chaîne israélienne] Kan devait donc être autorisée à participer. »
Plusieurs diffuseurs publics anti-israéliens ont imposé l’an dernier un vote indirect sur la participation d’Israël, après avoir fait pression pendant des années pour exclure le pays en raison de la guerre qu’il menait contre le Hamas à Gaza. Après qu’une majorité de membres a choisi de maintenir Kan dans le concours, cinq pays se sont retirés : l’Irlande, l’Islande, les Pays-Bas, la Slovénie et l’Espagne – qui faisait partie des « Big Five », les pays apportant la plus grande contribution financière au concours.
Le directeur de l’Eurovision a refusé de se prononcer sur la possibilité de voir l’un des pays boycottant le concours revenir l’année prochaine. Il a ajouté qu’il n’avait pas connaissance de pays envisageant de rejoindre les boycotteurs.
Les spéculations vont bon train quant à un éventuel retour de la Slovénie dans le concours après le remplacement de son gouvernement hostile à Israël par un nouveau Premier ministre pro-israélien. Aucune confirmation n’a toutefois été donnée par son radiodiffuseur public.
La Belgique, qui alterne chaque année la participation de ses radiodiffuseurs publics francophones et flamands, a laissé entendre qu’elle se retirerait probablement l’année prochaine, lorsque la VRT flamande sera aux commandes. La RTBF francophone a quant à elle maintenu sa participation au concours de cette année. Le diffuseur néerlandais AVROTROS a déclaré qu’il dévoilerait sa décision pour l’année prochaine au mois d’août. Omroep Max, un autre diffuseur néerlandais, a pour sa part indiqué qu’il pourrait participer si AVROTROS ne le faisait pas.
Les diffuseurs ont généralement jusqu’à la mi-octobre pour confirmer leur participation au concours de l’année suivante.
Au cours de l’interview, Green a nié que le retrait de l’Espagne du concours ait mis à mal les finances de celui-ci. Il a également rejeté l’idée selon laquelle le Canada, qui a annoncé cette semaine son adhésion au concours, aurait été recruté pour compenser cette perte.
« Ce sont des conneries », a-t-il déclaré à propos de cette affirmation, utilisant un terme d’argot britannique grossier, tout en soulignant que le Canada était en pourparlers pour rejoindre l’UER depuis de nombreuses années. « L’Eurovision repose sur un modèle extrêmement solide et, depuis plus de 70 ans, a résisté à tout ce que le monde a tenté de lui faire subir. Nous serons donc là pour encore de très, très, très, très, très nombreuses années. »
Green a également démenti un article du New York Times publié plus tôt cette année, qui affirmait qu’Israël manipulait le concours et son système de vote.
« Il ne s’agit de rien d’autre que d’un ramassis de ragots », a-t-il déclaré à propos de cet article. « Le vote de cette année a de nouveau été entièrement validé. »
Cette année, après s’être vu autorisé à participer, Israël a envoyé Noam Bettan au concours de Vienne, où il a terminé à la deuxième place, derrière la Bulgare Dara, qui a remporté la victoire avec son très dynamique « Bangaranga ».
Noam Bettan, qui a interprété le titre « Michelle » en français, anglais et hébreu, s’est classé troisième au télévote (le système de vote du public qui compte pour 50 % du score total de chaque pays) et huitième selon le classement du jury. Ce sont ces résultats combinés qui lui ont permis de décrocher la deuxième place.
Avant le concours de cette année, l’UER a mis en place un nouvel ensemble de réformes destinées à apaiser une partie de la colère provoquée par la participation d’Israël, ainsi qu’à répondre aux allégations selon lesquelles Jérusalem tentait de truquer le scrutin.
Parmi les réformes apportées au système de vote, la limitation du nombre de votes par personne à 10 au lieu de 20, le retour des jurys lors des demi-finales parallèlement au télévote, ainsi que de nouvelles règles visant à décourager les grandes campagnes en ligne et à interdire aux candidats de coopérer avec toute forme de publicité payante de ce type.
« Nous n’avons constaté aucun signe de promotion payante à grande échelle et abusive, ni aucun élément suspect dans notre système de vote », a affirmé Green durant l’interview. « Nous savons que le fait que chaque spectateur puisse voter 10 fois n’a aucune incidence sur le résultat. »
« Le vote de l’Eurovision cette année est équitable, authentique et validé, et il ne se distingue en rien d’un vote classique, en réalité. Si le résultat ne vous satisfait pas, votez davantage l’année prochaine et votez pour quelqu’un d’autre », a-t-il ajouté.
la Communauté du Times of Israël !







