Les livres de Sally Rooney retirés de la vente au Royaume-Uni pour son soutien à Palestine Action
L’éditeur de la romancière irlandaise annonce cette décision pour protester contre une loi qui l’empêche de lui verser ses droits d’auteur en raison de son soutien au groupe terroriste
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Les livres de la romancière irlandaise Sally Rooney ne seront plus vendus en Grande-Bretagne en raison de son intention de reverser ses droits d’auteur à Palestine Action, un groupe pro-palestinien classé comme terroriste et interdit par les autorités britanniques, ont annoncé mercredi l’auteure et son éditeur.
Connue notamment pour ses romans Normal People et Conversations with Friends [Conversations entre amis], l’auteure à succès a toujours publiquement affiché son soutien à Palestine Action, y compris depuis son interdiction par le gouvernement britannique, l’année dernière, en vertu de la législation antiterroriste.
Rooney avait déjà indiqué, dans une déposition écrite soumise à la Haute Cour de Londres à l’appui d’un recours contre l’interdiction de Palestine Action, que son intention de soutenir financièrement le groupe risquait d’entraîner le retrait de ses livres du marché britannique.
Son éditeur, Faber, a annoncé mercredi avoir convenu avec Rooney qu’il ne pouvait plus « distribuer ses œuvres au Royaume-Uni, sous quelque format que ce soit », tout en précisant qu’il continuerait à les vendre ailleurs.
« La législation actuellement en vigueur au Royaume-Uni empêche Faber de verser à Sally Rooney les revenus tirés de la vente de ses œuvres dans le pays », a expliqué l’éditeur dans un communiqué.
« Pour un éditeur, il est inadmissible de vendre les œuvres d’un auteur sans pouvoir lui en reverser les revenus. »
Dans un communiqué, Sally Rooney a affirmé avoir « tout mis en œuvre pour être honnête avec le public quant à [ses] convictions et [ses] intentions » et être « pleinement disposée à en assumer les conséquences ».
Huda Ammori, cofondatrice de Palestine Action, a contesté cette interdiction l’année dernière. La Haute Cour lui a donné gain de cause en février, avant que la Cour d’appel n’annule cette décision en juin. La Cour suprême doit examiner un pourvoi le mois prochain.
Depuis, plus de 3 000 personnes ont été arrêtées pour avoir brandi des pancartes en soutien à Palestine Action. L’interdiction du groupe a également suscité les critiques d’organisations de défense des libertés civiles.
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