18 extrémistes juifs interpellés lors de l’évacuation d’un avant-poste illégal en Cisjordanie
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Emanuel Fabian est le correspondant militaire du Times of Israël.

Les forces de sécurité israéliennes ont arrêté 18 partisans du mouvement pro-implantation qui s’étaient révoltés et qui avaient attaqué les soldats lors de l’évacuation d’un avant-poste illégal en Cisjordanie dans la journée, a fait savoir l’armée.
Ce matin, des dizaines d’agents de la police des frontières et de soldats de l’administration civile étaient arrivés à l’avant-poste de Givat Ora Yisrael, à proximité de la ville palestinienne de Salfit, pour le démolir.
Givat Ora Yisrael avait déjà été évacué par les autorités israéliennes par le passé.
L’armée israélienne a indiqué que les forces ont « lancé, ce matin, une nouvelle opération de mise en application de la loi contre plusieurs constructions illégales érigées dans une zone militaire interdite… où des civils israéliens se sont livrés à plusieurs reprises à des activités violentes et illégales ».
Des émeutiers israéliens issus de l’avant-poste illégal « ont incendié des pneus et érigé des barrages routiers sur les axes principaux de la région afin d’empêcher les forces de mener leur opération », a ajouté Tsahal.
« En conséquence, les routes et les axes principaux sont restés bloqués tout au long de la matinée, perturbant la vie quotidienne des habitants de la région et provoquant des barrages routiers et des embouteillages sur toutes les routes de la zone », ont expliqué les militaires, qui ont ajouté que les forces « ont levé les barrages routiers afin de rétablir l’ordre ».
L’armée israélienne a précisé que, lors de l’évacuation de l’implantation, des dizaines d’extrémistes juifs « se sont livrés à des violences physiques et verbales à l’encontre des forces de sécurité, malgré les efforts de ces dernières pour éviter toute confrontation ».
Les soldats ont interpellé au total 18 suspects « pour avoir agressé et entravé le travail des agents de sécurité », et ils ont saisi plusieurs véhicules appartenant aux émeutiers. Ces personnes ont été remises à la police pour être interrogées.
« Des matériaux incendiaires, des armes utilisées pour commettre des agressions et du spray au poivre ont été découverts dans l’un des véhicules », a ajouté l’armée israélienne.
L’avant-poste est situé dans la zone B de la Cisjordanie, qui est censée être interdite d’accès aux partisans du mouvement pro-implantation israéliens.
Mais sous le gouvernement actuel, des extrémistes juifs ont été encouragés à établir des avant-postes illégaux non seulement dans la zone C de la Cisjordanie, contrôlée par Israël, mais aussi dans les zones A et B, qui sont censées être sous le contrôle administratif de l’Autorité palestinienne.
Plus de 200 avant-postes illégaux ont été établis en Cisjordanie au cours du mandat de quatre ans du gouvernement sortant, dont beaucoup auraient été mis en place en coordination avec les autorités municipales des implantations, l’armée israélienne et d’autres agences de l’État.
Un faible pourcentage d’avant-postes est mis en place sans cette coordination, et ce sont souvent ces avant-postes qui font l’objet de mesures coercitives de la part de l’Administration civile, une agence quasi-militaire relevant du ministère de la Défense et contrôlée par le ministre des Finances Bezalel Smotrich, l’architecte de l’expansion massive du projet pro-implantation menée par le gouvernement.
Les habitants de ces avant-postes déclarent ouvertement être motivés par le désir de chasser les Palestiniens de leurs terres dans les villages voisins, cette initiative s’étendant au-delà de la zone C à toutes les autres parties de la Cisjordanie.
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