Une enquête met en lumière l’ingérence de l’Iran en Belgique
L’enquête fait notamment état d’une potentielle tentative d’enlèvement visant une députée belgo-iranienne, sur fond de multiplication d’attaques attribuées à des réseaux pro-iraniens en Europe
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Une enquête de Paris Match Belgique met en lumière l’influence culturelle et politique d’un réseau iranien en Belgique, évoquant, selon des experts cités, des activités d’ingérence et de surveillance.
Selon le magazine, qui s’appuie notamment sur des sources issues de l’opposition iranienne, ces initiatives s’inscrivent dans un dispositif plus large structuré autour d’associations, de mosquées et de centres culturels implantés à Bruxelles, Anvers et Gand.
Ce réseau viserait, toujours selon l’enquête, à relayer des positions politiques favorables au régime iranien et à collecter des fonds à son bénéfice.
Des mécanismes de surveillance d’opposants ainsi que la diffusion d’une doctrine politique inspirée du pouvoir en place à Téhéran sont également évoqués.
Le magazine cite notamment une cérémonie organisée le 18 avril à Molenbeek, à l’initiative de la Fondation Ahl al-Bayt, en hommage à des figures du régime iranien, dont le Guide suprême Ali Khamenei, tué par des frappes israélo-américaines le 28 février dernier. L’événement, diffusé de manière confidentielle, aurait inclus un appel à soutenir financièrement « l’axe de résistance », un ensemble de groupes terroristes alliés à Téhéran.
L’enquête mentionne également un projet d’enlèvement visant la députée belgo-iranienne Darya Safai en 2025, actuellement à l’instruction. Militante pour les droits des femmes, elle s’est à plusieurs reprises opposée au régime iranien.
Née en Iran et emprisonnée pour sa participation à des manifestations étudiantes, elle a fui vers la Belgique en 2000.
« Heureusement, il y a quelques mois, la sécurité m’a approchée en me disant que si j’avais prévu de me rendre en Turquie, il ne fallait absolument pas y aller car quelque chose était planifié contre moi. Depuis, je suis très prudente. La police est au courant de ma situation », confie-t-elle au magazine.
Les conclusions de cette enquête font écho à une série récente d’incidents attribués à des réseaux liés à l’Iran, visant des sites liés à Israël et aux États-Unis en Europe depuis le début des tensions entre ces pays et Iran. Ces dernières semaines, une explosion s’est produite dans un centre pro-israélien aux Pays-Bas, tandis qu’un attentat a été déjoué contre le siège de Bank of America en France.
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