C’est en novembre que le Premier ministre Benjamin Netanyahu s’est fixé pour objectif d’assassiner l’ancien guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le ministre de la Défense Israel Katz dans une interview diffusée ce soir sur la chaîne d’information N12.
« Dès novembre, nous avons tenu des discussions avec le Premier ministre dans un cadre très restreint. Le Premier ministre a défini l’objectif : éliminer Khamenei », a expliqué Katz à la chaîne.
« En concertation avec l’armée israélienne et le Mossad, la date cible pour mener à bien cette opération a finalement été fixée au milieu de l’année, vers le mois de juin », a-t-il ajouté.
Selon Katz, Israël n’avait pas fait part de ses plans à Washington à ce stade. « Nous nous sommes préparés en partant du principe que nous pourrions devoir agir seuls », a-t-il poursuivi. Mais peu après, « une forme de dialogue » s’est engagée entre Netanyahu et le président américain Donald Trump à ce sujet.
Israël et les États-Unis ont alors été pris de court lorsque des manifestations ont éclaté dans tout l’Iran, à la fin de l’année dernière, a indiqué Katz, affirmant que cette situation a fait craindre à Israël que ces troubles domestiques ne poussent Téhéran à lancer une attaque préventive contre l’État juif, avant que ce dernier ne puisse profiter de cette fenêtre stratégique.
« Tout le monde a été surpris. Les émeutes n’ont pas seulement créé une opportunité, elles ont également suscité de vives inquiétudes à l’époque. En effet, en raison de la pression exercée sur le régime par les manifestations, celui-ci risquait de lancer une frappe préventive contre Israël et les forces américaines présentes dans la région. »
À cette époque, la question du renversement du régime a été « soulevée » entre Washington et Jérusalem. Les deux parties sont parvenues à un accord « sur la coopération dans la définition des objectifs », et ont amorcé des discussions sur la « création des conditions nécessaires pour que le peuple iranien se mobilise pour renverser le régime — nous avons commencé à promouvoir ces objectifs ».
À partir de ce moment, « une planification conjointe a été mise en place, suivie d’un processus de planification opérationnelle conjointe », explique Katz.
« Et je suis convaincu que la seule personne au monde, le seul dirigeant qui aurait pu mettre en place une telle coopération avec le président Trump, est Benjamin Netanyahu », a-t-il confié.
Katz a souligné que ni Israël ni les États-Unis n’ont poussé l’autre à attaquer l’Iran, insistant sur le fait que les décisions ont été prises de manière indépendante, au vu des menaces perçues posées par la république islamique.