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Abbas : L’OLP organisera les 1ères élections depuis 2006 d’ici la fin de l’année

Le Conseil national palestinien définit la politique de l'Organisation de libération de la Palestine et élit l'assemblée restreinte qui vote pour la direction de l'OLP

Le dirigeant de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, s'adressant à la 23ᵉ session d'ouverture du Conseil national palestinien, dans la ville de Ramallah, en Cisjordanie, le 30 avril 2018. (Crédit : Flash90)
Le dirigeant de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, s'adressant à la 23ᵉ session d'ouverture du Conseil national palestinien, dans la ville de Ramallah, en Cisjordanie, le 30 avril 2018. (Crédit : Flash90)

Les élections des membres du Conseil national palestinien – un organe interne de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) – se tiendront d’ici la fin de 2025, a fait savoir samedi le dirigeant de l’Autorité palestinienne (AP), Mahmoud Abbas.

Cette annonce est intervenue alors que l’AP d’Abbas, gouvernement reconnu de certaines zones de la Cisjordanie, créé par les Accords d’Oslo entre Israël et l’OLP, cherche à renforcer sa légitimité aux yeux de la communauté internationale.

L’AP s’est donné pour objectif de remplacer le groupe terroriste palestinien du Hamas en tant qu’autorité gouvernementale dans la bande de Gaza à la fin de la guerre en cours dans l’enclave, une idée que le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déjà rejetée à plusieurs reprises.

Le Conseil national palestinien définit officiellement la politique de l’OLP. Il est chargé d’élire une assemblée plus restreinte qui élit à son tour les dirigeants de l’OLP. Il s’agit d’un organe distinct du Conseil législatif palestinien, le Parlement de l’AP.

Aucune élection n’a eu lieu pour renouveler les membres du Conseil national palestinien depuis 2006, lorsque les Palestiniens ont élu un Parlement dominé par le Hamas. Ce dernier scrutin avait été suivi d’une brève guerre civile entre les deux factions, à l’issue de laquelle le Fatah avait été expulsé de Gaza par le Hamas lors d’un coup d’état sanglant.

Abbas a, depuis lors, fait part à plusieurs reprises de son intention d’organiser des élections, mais aucun de ces projets ne s’est concrétisé. Plus récemment, en 2021, Abbas a affirmé sa volonté de mettre en place une élection des membres du Conseil national palestinien et un scrutin présidentiel, mais il a finalement annulé son projet, accusant Israël de ne pas autoriser les habitants de Jérusalem-Est à participer.

Le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas s’adresse à la 23e session d’ouverture du Conseil national palestinien dans son enceinte présidentielle de Ramallah, en Cisjordanie, le 30 avril 2018. (Crédit : Flash90)

Selon la déclaration d’Abbas, rendue publique par l’agence de presse officielle de l’AP, WAFA, le Conseil national palestinien sera toujours composé de 350 membres ; les deux tiers d’entre eux proviendront « de notre patrie » et l’autre tiers, de la diaspora palestinienne.

Le terme « patrie » désigne vraisemblablement la Cisjordanie, Gaza et Jérusalem-Est. Aucune indication claire n’a été donnée sur le mode de participation au processus des habitants de Gaza en guerre, ni sur le rôle potentiel des habitants de Jérusalem-Est.

Pour être membre du Conseil national palestinien, les futurs représentants devront s’engager à respecter le programme de l’OLP et les résolutions internationales qui l’encadrent, a indiqué la déclaration.

Le Comité exécutif de l’OLP appellera à la formation d’une commission préparatoire chargée de prendre des dispositions pour l’élection. Les plans seront présentés à Abbas dans un délai de deux semaines.

L’AP est soumise aux pressions des États arabes et occidentaux qui souhaitent qu’elle entreprenne une importante réforme, afin de remplacer le Hamas en tant qu’autorité dirigeante de Gaza.

Le mois dernier, Abbas, a condamné pour la première fois le pogrom perpétré par le Hamas le 7 octobre 2023, tout en exhortant à nouveau le groupe terroriste palestinien à libérer les otages restants à Gaza.

L’AP a également mis un terme à son système du « pay-to-slay », qui prévoyait le versement de paiements aux familles des terroristes tués en commettant des attentats, ainsi qu’à celles des prisonniers palestiniens incarcérés pour atteinte à la sécurité en Israël, en fonction de la durée de leur peine.

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