Ramallah coupe les aides à 1 600 prisonniers dans le cadre de la réforme du « pay-to-slay » – sources
Ce tournant intervient après l’invitation faite par Ramallah à l’administration Trump de venir certifier la mise en œuvre du nouveau système d’aide sociale
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L’Autorité palestinienne (AP) a cessé de verser des allocations à au moins 1 612 prisonniers sécuritaires palestiniens détenus en Israël, selon deux sources palestiniennes qui se sont confiées au Times of Israel dimanche, signe apparent que Ramallah semble procéder à la réforme de son système controversé d’aide sociale.
En février, le président de l’AP Mahmoud Abbas avait signé un décret abrogeant la loi régissant l’ancien système, qui prévoyait des paiements aux familles des terroristes tués, en commettant des attentats, ainsi qu’à celles des prisonniers sécuritaires incarcérés en Israël, en fonction de la durée de leur peine.
Le décret a aussi instauré un nouvel organisme non gouvernemental chargé de distribuer des allocations strictement fondées sur les besoins économiques. Les Palestiniens – peuvent désormais déposer une demande d’aide, qui sera évaluée par des responsables en fonction de critères socio-économiques, ont indiqué des responsables palestiniens et américains au Times of Israel.
La mise en place de ce nouveau système a pris du temps. Mais le mois dernier, Hussein al-Sheikh – haut responsable palestinien récemment nommé adjoint d’Abbas – a adressé une lettre au secrétaire d’État américain Marco Rubio, invitant l’administration Trump à envoyer une délégation à Ramallah à partir du 1er juin, afin de certifier que le nouveau système social est bien en place, conformément à la législation américaine. Cette dernière interdit toute aide financière directe à l’AP tant que l’ancien système de paiement des prisonniers reste en vigueur.
En mars et avril, des sources palestiniennes avaient déclaré au Times of Israel que les familles de prisonniers et de terroristes tués continuaient de percevoir des aides selon les modalités de l’ancien système, en l’absence de mise en œuvre du nouveau dispositif. Ce n’est désormais plus le cas pour au moins 1 612 prisonniers, qui n’ont pas reçu d’allocation pour le mois de mai, ont affirmé les deux sources. Elles ignorent toutefois ce qu’il en est pour les milliers d’autres détenus, et n’ont pas pu fournir de précisions supplémentaires.
Selon ses critiques, l’ancien système récompensait et encourageait le terrorisme d’où son surnom de pay-to-slay (« payer pour tuer »). Les dirigeants palestiniens ont toujours défendu ces indemnités comme une forme d’aide sociale et de compensation pour les familles victimes, selon eux, d’un système judiciaire militaire israélien injuste en Cisjordanie.
Bien que cette réforme ait été largement finalisée sous l’administration Biden, les autorités de Ramallah ont préféré en retarder l’annonce, souhaitant la présenter comme un geste de bonne volonté envers la future administration Trump.
la Communauté du Times of Israël !







