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Désarmement du Hamas : Israël « n’a pas accepté les conditions fixées par le Conseil de Paix, dit Netanyahu

Après un long silence, le Premier ministre a insisté sur le fait que Tsahal ne se retirera pas des « lignes actuelles » tant que le Hamas n’aura pas été entièrement désarmé

Jacob Magid est le correspondant du Times of Israël aux États-Unis, basé à New York.

Déclaration vidéo du Premier ministre Benjamin Netanyahu, le 4 août 2026. (Crédit : Capture d'écran/Facebook)
Déclaration vidéo du Premier ministre Benjamin Netanyahu, le 4 août 2026. (Crédit : Capture d'écran/Facebook)

Dans ses premières déclarations publiques sur le sujet, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré mardi qu’Israël n’avait pas donné son accord au plan de désarmement du Hamas du Conseil de Paix, lequel avait été « accepté » par le groupe terroriste palestinien la semaine dernière.

Réitérant les propos tenus ces derniers jours et attribués à des « hauts responsables israéliens », Netanyahu a déclaré dans une vidéo publiée sur Facebook qu’Israël ne se retirerait pas « de nos lignes actuelles » à Gaza « tant que le Hamas n’aura pas été complètement désarmé ».

Cette position semble aller à l’encontre du plan de désarmement, qui exige qu’Israël se retire jusqu’à la « Ligne jaune » d’origine à Gaza. Israël s’était retiré jusqu’à cette position dans le cadre de l’accord de cessez-le-feu et de libération d’otages conclu avec le Hamas en octobre 2025, mais a depuis étendu son contrôle sur la bande de Gaza de 53 % à plus de 60 %.

Alors que le Conseil de Paix avait indiqué qu’Israël ne serait pas tenu de procéder à des retraits au-delà de la Ligne jaune d’origine tant que le Hamas n’aurait pas au moins commencé à remettre ses armes, Netanyahu a affirmé que les troupes israéliennes ne bougeraient pas d’un pouce, alors que sa campagne électorale bat son plein.

« Le président [américain] [Donald] Trump pense – ou son équipe pense – qu’ils peuvent amener le Hamas à désarmer et à démilitariser Gaza. Nous examinons la question. Ils nous ont envoyé un projet. Nous ne l’avons pas accepté. Ce n’était pas notre projet. Nous leur avons renvoyé nos observations », a déclaré Netanyahu dans une allocution vidéo.

Le « projet » décrit par Netanyahu n’était pas censé faire l’objet d’un débat avec Israël, car il résultait de négociations distinctes entre le Hamas, le Conseil de Paix contrôlé par Trump et les pays médiateurs, à savoir l’Égypte, le Qatar, la Turquie et les États-Unis.

Les corps de membres des familles Hassayna et Abu Sharia, qui auraient été tués lors d’une frappe israélienne en 2023 et récemment retrouvés sous les décombres, recouverts de drapeaux palestiniens lors de leurs funérailles à Gaza-City, le 4 août 2026. (Crédit : Jehad Alshrafi/AP)

La semaine dernière, un haut responsable américain avait déclaré aux journalistes que la proposition de désarmement s’inscrivait dans le prolongement du plan en vingt points de Trump visant à mettre fin à la guerre de Gaza, qu’Israël avait déjà accepté à l’automne dernier. Il est simplement demandé à Israël de continuer à respecter ce plan en vingt points, avait-il précisé, ajoutant que Trump serait « très déçu » si Jérusalem faisait obstacle à l’avancement de cette proposition.

Cependant, Israël semblant s’opposer à la proposition, les principaux émissaires du Conseil de Paix se sont rendus à Jérusalem lundi pour rencontrer Netanyahu afin de le rallier à leur cause.

Cet effort n’a toutefois pas semblé porter ses fruits, puisque le Conseil de Paix a par la suite indiqué qu’il pourrait rouvrir les termes de l’accord à la délibération, publiant un communiqué suggérant qu’il modifiait les conditions du retrait israélien en faveur de Jérusalem.

Mais accepter les demandes d’Israël visant à modifier la proposition de désarmement risquerait de faire perdre le « soutien » du Hamas, obtenu au prix de longs mois de négociations.

Outre un retrait vers la Ligne jaune d’origine, le plan Trump exige qu’Israël cesse immédiatement toutes ses opérations militaires à Gaza dès son entrée en vigueur. Bien qu’Israël ait rejeté cette condition, il aurait accepté de renforcer les règles d’engagement à Gaza, en exigeant l’approbation du chef d’état-major de Tsahal avant toute frappe.

Netanyahu n’a pas démenti ce changement de politique dans son allocution, mais a insisté : « Nous donnons pour consigne aux soldats de Tsahal de faire tout ce qui est nécessaire pour se défendre, défendre notre territoire et défendre notre population. »

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