Lapid fustige le gouvernement au « pire bilan de l’histoire d’Israël »
Le chef de l'opposition réitère son appel à l'unité de l'opposition à l'approche des élections législatives
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Peu avant que les députés ne se prononcent, lundi, sur la première des trois lectures d’un projet de loi visant à dissoudre la Knesset, le chef de l’opposition, Yaïr Lapid, a qualifié le gouvernement du Premier ministre Benjamin Netanyahu de l’un des pires de l’histoire d’Israël.
« La Knesset votera aujourd’hui en première lecture sur la dissolution de la Knesset et la tenue d’élections. Nous faisons un pas de plus vers la fin du mandat de ce gouvernement… Même les partisans de la coalition devront admettre qu’il n’y a jamais eu de gouvernement ayant causé autant de catastrophes », a déclaré Lapid à la presse avant la réunion hebdomadaire de son parti Yesh Atid à la Knesset.
« Le plus grand massacre de l’histoire du pays. Le plus grand nombre de victimes du terrorisme dans l’histoire du pays. La plus longue guerre de l’histoire du pays qui s’est terminée sans aucune ‘victoire absolue’ », a-t-il ajouté, reprenant l’expression souvent utilisée par Netanyahu lorsqu’il promettait la suprématie militaire au début du conflit.
« Ni à Gaza, ni au Liban, ni en Iran. Une augmentation sans précédent des cas de terrorisme juif dans l’histoire du pays. »
« La plus grande détérioration de l’histoire du pays en matière de résultats scolaires de nos enfants. Les deux premières dégradations de la note de crédit de l’histoire du pays. Le plus grand nombre de ministres et de députés de la Knesset soupçonnés de crimes dans l’histoire du pays. Le plus important transfert de fonds politiques corrompus de l’histoire du pays », a poursuivi Lapid, fustigeant Netanyahu pour avoir supervisé une augmentation sans précédent des crimes violents et le « déclin du statut international d’Israël à un niveau jamais atteint auparavant ».
Le chef de l’opposition a réitéré son appel à l’unité du « bloc du changement » anti-Netanyahu, invitant une nouvelle fois le chef du parti Yashar, Gadi Eisenkot, à rejoindre la liste « BeYahad » (« Ensemble » en hébreu) qu’il a formée avec l’ancien Premier ministre Naftali Bennett, en vue des prochaines élections de 2026.
« Quand je suis entré en politique, j’avais les cheveux noirs. Aujourd’hui, j’ai les cheveux blancs. J’ai formé des gouvernements et des partis, j’ai occupé tous les postes possibles, j’ai mis toute mon expérience et mes connaissances au service de cette conviction : pour gagner, il faut d’abord unir le camp. Nous avons fait le premier pas en créant ‘BeYahad’, mais pour remporter la victoire, il faut franchir une étape supplémentaire », a déclaré Lapid aux journalistes.
« Je veux lui dire deux mots : Gadi, viens ! Tu es un homme de valeurs, tu es un homme qui aime son pays, je crois en tes bonnes intentions, j’apprécie tes capacités, viens, rejoins-nous », a-t-il exhorté.
Selon la chaîne N12, Eisenkot a récemment proposé à ses collègues dirigeants du bloc du changement qu’ils s’accordent tous pour recommander le chef du plus grand parti d’opposition au poste de Premier ministre à l’issue des prochaines élections. Cette initiative a suscité des réactions négatives au sein du bloc.
S’adressant aux militants de son parti dimanche soir, le chef du parti Les Démocrates, Yaïr Golan, a insisté sur le fait qu’il « ne promettait pas que nous soutiendrions le chef du plus grand parti, mais plutôt celui qui adhère à nos valeurs ».
S’adressant aux journalistes avant la réunion de la faction de son propre parti, Yisrael Beytenu, lundi après-midi, Avigdor Liberman a refusé de soutenir Bennett au poste de Premier ministre, affirmant qu’il ne croyait pas à l’argument selon lequel l’opposition perdrait si elle ne s’unissait pas sous la bannière de Bennett.
Réagissant à la proposition d’Eisenkot, Liberman, qui se présente comme le meilleur candidat au poste de Premier ministre, a déclaré que toute décision serait reportée à l’issue des élections.
Interrogé sur les déclarations de Golan et de Liberman, Lapid a répondu aux journalistes : « Nous devons unir le camp pour remporter les élections, et non pas gaspiller de longs mois à nous déchirer les uns les autres. »
Selon lui, l’unité permettra d’obtenir une victoire significative sans les cycles électoraux répétés qui ont précédé le gouvernement Bennett-Lapid.
« L’espoir est un outil politique puissant qui permettra aux gens d’imaginer un gouvernement vraiment efficace : Eisenkot comme ministre de la Défense, moi comme ministre des Affaires étrangères et Liberman comme ministre des Finances. »
« Je veux que tous les autres postes soient occupés par des femmes, car il y a trop d’hommes dans ce tableau. C’est ainsi qu’on remporte les élections. On laisse les gens imaginer à quoi ressemble le gouvernement », a-t-il poursuivi, ajoutant qu’en tant que chef du « plus grand parti du camp », Bennett est « le candidat le plus apte à diriger le pays ».
« C’est l’homme qu’il faut pour diriger, et nous devons unir tout le camp derrière lui et derrière BeYahad pour remporter les élections. Toute autre option ne ferait que faire perdre les élections au camp, alors que nous pouvons et devons gagner. »
Selon un sondage de la chaîne N12 diffusé vendredi soir, 45 % des électeurs des partis actuellement dans l’opposition à la Knesset préfèrent Eisenkot, contre 36 % qui souhaitent voir Bennett à la tête du bloc.
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