Royaume-Uni : le probable successeur de Starmer veut accroître la pression sur Israël
La position du Labour sur Gaza a entraîné une fuite de certains de ses électeurs vers le Green party, plus à gauche, dont le leader juif a accusé Israël de commettre un "génocide"
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Andy Burnham, probable prochain Premier ministre britannique, a affirmé jeudi que le Royaume-Uni devait « faire davantage pour exercer une pression » sur Israël face à la situation à Gaza et en Cisjordanie, estimant que le Labour sous Keir Starmer n’avait « pas été à la hauteur ».
Le conflit entre Israël et le Hamas à Gaza, déclenché en octobre 2023 après le pogrom commis par le groupe terroriste palestinien le 7 octobre, a été source de désaccords et de tensions au sein du parti travailliste.
Certains de ses membres ont jugé la position de Keir Starmer, alors chef de l’opposition au gouvernement conservateur, trop conciliante avec Israël, notamment du fait de son refus initial d’appeler à un cessez-le-feu.
« Je sais que beaucoup de gens estiment qu’au début de l’intervention militaire d’Israël à Gaza, mon parti n’a pas adopté la bonne position et j’en suis désolé. Bien trop souvent, notre réaction n’a pas été à la hauteur. Nous devons faire mieux », a déclaré Andy Burnham jeudi dans un entretien au journal The Guardian.
L’ex-maire travailliste de Manchester est pressenti pour succéder à Keir Starmer, qui a annoncé sa démission le 22 juin.
« Nous devons faire davantage pour exercer une pression sur le gouvernement israélien… Oui, nous avons pris des mesures importantes… Mais soyons honnêtes, le Royaume-Uni a mis trop de temps à réclamer un cessez-le-feu. Et nous devons maintenant renforcer notre position », a-t-il insisté.
Depuis son arrivée au pouvoir en juillet 2024, le gouvernement travailliste de Keir Starmer a notamment sanctionné des ministres israéliens accusés d’attiser les violences des partisans du mouvement pro-implantation en Cisjordanie, suspendu ses négociations de libre-échange avec Israël et reconnu officiellement l’Etat de Palestine.
Andy Burnham a estimé qu’il fallait « envisager de nouvelles sanctions » et « examiner des mesures visant à interdire le commerce de biens avec les colonies illégales ».
Affirmant adopter une « approche de tolérance zéro face à l’antisémitisme », il a estimé défendre une position « juste et équilibrée » dans ce conflit.
La position du Labour sur la guerre à Gaza a entraîné une fuite de certains de ses électeurs vers le Green party, beaucoup plus à gauche, dont le leader juif a accusé Israël de commettre un « génocide ».
Sans aller jusque-là, Andy Burnham a affirmé qu’ « il y a de plus en plus de preuves qui semblent montrer que des crimes de guerre ont été commis », mais qu’il revient aux tribunaux internationaux, plutôt qu’aux responsables politiques, d’en décider ».
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