Un magasin de Louisiane renonce finalement à vendre des objets nazis et du KKK
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Un magasin de Louisiane renonce finalement à vendre des objets nazis et du KKK

Une boutique de Nouvelle Orléans ne vendra plus de drapeaux nazis, de figurines représentant des hommes du Ku Klux Klan et de caricatures racistes d'Afro-américains

Illustration : des membres du Ku Klux Klan durant un rassemblement dans l'Etat de Géorgie, le 23 avril 2016. (Crédit : AP/John Bazemore)
Illustration : des membres du Ku Klux Klan durant un rassemblement dans l'Etat de Géorgie, le 23 avril 2016. (Crédit : AP/John Bazemore)

La propriétaire d’un magasin d’antiquités du fameux quartier français, à la Nouvelle Orléans, a annoncé qu’elle ne vendrait plus d’objets nazis ou relatifs au Ku Klux Klan après une plainte déposée par l’ADL (Anti-Defamation League) et qui a entraîné l’indignation du public.

Selon NOLA.com, le directeur de la région sud-centre de l’ADL, Aaron Ahlquist, avait demandé que la boutique cesse de présenter à la vente certains objets – notamment des drapeaux nazis, des figurines de membres du Klan et des caricatures racistes d’Afro-Américains – clamant que ces objets ne présentaient pas « l’image que la nouvelle Orléans souhaite transmettre aux millions de visiteurs qui viennent chaque année, et qui ne correspondent pas non plus à l’image que nous désirons transmettre à nos citoyens ».

« Il est profondément troublant que des objets associés si clairement à des idéologies de haine soient affichés à la vente de cette manière dans le quartier français », avait continué Ahlquist. « Nous ne pouvons pas permettre à la haine de se normaliser et cela comprend très certainement tous les profits réalisés à partir de ses symboles mêmes ».

Interrogée par les journalistes sur sa marchandise, la propriétaire du magasin, Sue Saucier, avait répondu que les objets offensants étaient « historiques » et qu’ils ne « représentaient pas ses sentiments », ajoutant qu’elle ne cesserait pas de les vendre. Les consommateurs pouvaient bien les brûler après l’achat, a-t-elle déclaré.

Les jeunesses hitlériennes, assises sous un drapeau nazi, pendant un cours sur le national-socialisme à un camp de Berlin, le 18 mai 1931 (Crédit : AP Photo)

« On ne peut pas faire plaisir à tout le monde », aurait-elle dit selon les journalistes, blâmant le politiquement correct pour la colère suscitée par la vente des objets.

Toutefois, fait savoir NOLA.com, Saucier aurait changé d’avis, déclarant qu’après s’être entretenue avec son avocat, elle avait « réfléchi à la question. Nous allons retirer ces objets de la vente ».

Au mois de novembre dernier, un homme d’affaires libanais avait acheté de nombreux objets nazis, dont notamment un chapeau d’Adolf Hitler, lors d’une vente aux enchères en Allemagne et les avait donnés au Keren Hayesod, en Israël, pour éviter qu’ils ne finissent entre les mains de néo-nazis.

Avec l’essor des plateformes d’e-commerce comme Amazon, la vente de produits controversés et racistes est devenue une question grave.

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