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Analyse

Avide de victoires politiques, Trump n’allait certainement pas attendre Israël

Le président américain poursuit sa route, prenant Jérusalem à chaque fois par surprise ; mais Israël peut encore faire valoir ses intérêts fondamentaux en procédant aux ajustements nécessaires

Lazar Berman

Lazar Berman est le correspondant diplomatique du Times of Israël

Le président américain Donald Trump (à gauche) serrant la main de Yousif al-Obaidli, directeur de la Grande Mosquée Sheikh Zayed, lors d'une visite de la Grande Mosquée Sheikh Zayed, à Abou Dhabi, aux Émirats arabes unis, le 15 mai 2025. (Crédit : Alex Brandon/AP)
Le président américain Donald Trump (à gauche) serrant la main de Yousif al-Obaidli, directeur de la Grande Mosquée Sheikh Zayed, lors d'une visite de la Grande Mosquée Sheikh Zayed, à Abou Dhabi, aux Émirats arabes unis, le 15 mai 2025. (Crédit : Alex Brandon/AP)

Il y a encore un mois, le Premier ministre Benjamin Netanyahu semblait au sommet de sa gloire.

Tout semblait lui sourire. Le président américain Donald Trump était de retour à la Maison Blanche et il s’était assuré que Netanyahu soit le premier dirigeant étranger invité dans le Bureau ovale.

Au cours de cette réunion, Trump a indiqué qu’il soutenait tous les objectifs d’Israël dans la région, voire davantage. Le jour où il a reçu Netanyahu, il a rétabli la politique de pression maximale contre l’Iran et son programme nucléaire. Il a promis de travailler avec Israël « pour garantir l’élimination du Hamas », et pas seulement son éviction du pouvoir à Gaza. Il a répété à maintes reprises son souhait de servir de médiateur dans l’accord de normalisation entre l’Arabie saoudite et Israël. Il s’en est pris à la Cour pénale internationale (CPI) pour avoir émis des mandats d’arrêt à l’encontre de dirigeants israéliens.

Netanyahu semblait enfin en mesure d’assurer la place permanente d’Israël dans la région, avec de puissants États arabes comme alliés, et face à un axe iranien en plein désarroi.

Sa visite en Hongrie en avril ressemblait à une tournée triomphale. Quelques minutes avant son arrivée au château de Buda, où il devait être accueilli par son vieil ami Viktor Orban, la Hongrie annonçait son retrait de la CPI. Au château, des cavaliers hongrois à la moustache glorieuse, vêtus de costumes impériaux, ont défilé devant Netanyahu tandis qu’une fanfare militaire jouait l’Hatikva, l’hymne national israélien.

Pour couronner cette visite triomphale, Orban et Netanyahu ont eu une conversation téléphonique avec Trump, qui semblait marquer la naissance d’une alliance entre dirigeants démocratiques anti-libéraux.

Le Premier ministre hongrois Viktor Orban (à gauche) et son homologue israélien Benjamin Netanyahu accueillis par une garde d’honneur militaire, à Budapest, en Hongrie, le 3 avril 2025. (Crédit : Avi Ohayon/GPO)

Netanyahu aurait mieux fait de ne pas passer cet appel.

Trump a convoqué le dirigeant israélien à Washington pour une visite urgente, officiellement afin de régler la question des droits de douane qu’il venait d’annoncer. Estimant savoir comment s’y prendre avec ce président imprévisible, et contre l’avis de ses principaux conseillers, Netanyahu a décidé de poursuivre son voyage de Budapest à Washington pour régler la question des droits de douane avant tout autre pays et de rentrer à temps pour la fête de Pessah, fort d’une nouvelle victoire.

Il n’y avait rien à gagner. Avec Netanyahu assis à ses côtés, Trump a lâché trois bombes dans le Bureau ovale. Il a annoncé que de hauts responsables américains allaient mener des négociations directes avec l’Iran sur le nucléaire ; il a évité de s’engager à lever les droits de douane sur Israël ; et il a couvert d’éloges le dirigeant turc Recep Tayyip Erdogan, sans doute le plus virulent détracteur d’Israël sur la scène internationale.

Depuis lors, les décisions prises au 1600 Pennsylvania Avenue et à Mar-A-Lago n’ont fait que causer davantage de casse-tête à Netanyahu.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu (à gauche) s’exprimant aux côtés du président américain Donald Trump lors d’une réunion dans le Bureau ovale de la Maison Blanche, à Washington, le 7 avril 2025. (Crédit : Kevin Dietsch / Getty Images via AFP)

En mars, l’envoyé américain pour les otages, Adam Boehler, a mené des pourparlers confidentiels directs avec le groupe terroriste palestinien du Hamas, suscitant l’ire d’Israël, puis a insisté sur le fait que les États-Unis n’étaient pas « un agent d’Israël ».

Steve Witkoff, l’envoyé spécial de Trump pour le Moyen-Orient, a participé à plusieurs cycles de négociations sur le nucléaire avec l’Iran concernant un accord reprenant en grande partie l’accord nucléaire de 2015, le Joint Comprehensive Plan of Action (JCPOA), auquel Netanyahu s’était fermement opposé et que Trump avait abandonné lors de son premier mandat.

Trump a écarté de la Maison Blanche son conseiller à la sécurité nationale Mike Waltz, un fervent partisan d’une ligne dure contre l’Iran, qui l’aurait irrité en coordonnant avec Netanyahu les options militaires visant à détruire le programme nucléaire de Téhéran.

De plus, Trump serait lassé des atermoiements de Netanyahu sur des décisions qui affectent la capacité du président américain à faire avancer sa vision pour le Moyen-Orient.

L’envoyé spécial du président américain Donald Trump, Steve Witkoff (au premier plan), l’envoyé spécial du président Vladimir Poutine pour les investissements, Kirill Dmitriev (2ᵉ à gauche), et le conseiller présidentiel russe Yuri Ushakov (à gauche) arrivant pour assister aux pourparlers avec le président russe Vladimir Poutine, au Kremlin à Moscou, en Russie, le 25 avril 2025. (Crédit : Kristina Kormilitsyna, Sputnik, Kremlin Pool Photo via AP)

En avant toute !

Tous les signes indiquent que Trump va de l’avant pour mettre en œuvre ses priorités dans la région, sans Israël.

Deux jours après qu’un missile houthi a frappé l’aéroport Ben Gurion, et sans coordination avec Israël ni aucun autre allié, Trump a annoncé avoir conclu un accord de cessez-le-feu avec les Houthis.

Cet accord n’a pas empêché le groupe terroriste soutenu par l’Iran de continuer à tirer sur Israël, laissant Jérusalem soudainement seule dans sa lutte contre un ennemi tenace et difficile à neutraliser.

Les services d’urgence à l’aéroport Ben Gourion après le tir d’un missile balistique depuis le Yémen vers Israël le 4 mai 2025. (Crédit : Magen David Adom)

Son voyage au Moyen-Orient, qui vient de s’achever, ne comprenait pas de halte en Israël. En revanche, Trump et le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane ont signé un contrat d’armement colossal qui semblait jusqu’à récemment subordonné à l’établissement de relations diplomatiques entre Ryad et Israël.

La semaine dernière, Witkoff a négocié la libération de l’otage américano-israélien Edan Alexander avec le Hamas, sans l’intervention du gouvernement Netanyahu.

Trump a également rencontré le président syrien de facto Ahmed al-Sharaa et levé les sanctions contre le pays. Cette décision va directement à l’encontre de la demande formulée par Netanyahu à la Maison Blanche. Après sa réunion avec Sharaa, Trump l’a qualifié de « jeune homme séduisant. Un dur. Un passé difficile. Un passé très difficile. Un combattant ». Le nouveau dirigeant syrien, qui a fondé le groupe islamiste radical Hayat Tahrir al-Sham (HTS), l’ex-branche d’Al-Qaïda en Syrie pendant la guerre civile, était recherché par les États-Unis pour terrorisme depuis 2018 jusqu’en décembre 2024, avec une récompense de 10 millions de dollars pour son arrestation.

« Trump a complètement changé les règles du jeu », a écrit Simon Tisdall dans The Guardian.

Le président américain Donald Trump (à droite) serrant la main du président par intérim syrien Ahmed al-Sharaa (à gauche) à Ryad, le 14 mai 2025. (Crédit : Bandar al-Jaloud/Palais royal saoudien/AFP)

« Les dirigeants mondiaux doivent en prendre conscience, et vite. »

Netanyahu ne semble pas encore l’avoir compris.

Trump fait du « Trump »

Ce n’est pas que Trump soit soudainement devenu anti-Israël.

L’ancien président américain Donald Trump prononçant un discours, au Musée d’Israël, à Jérusalem, le 23 mai 2017. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

« Donald Trump a toujours été un ami fidèle d’Israël. Il n’est donc pas juste de remettre en question son engagement comme s’il s’agissait de Chris Murphy ou Rand Paul », a déclaré Danielle Pletka, chercheuse principale à l’American Enterprise Institute à Washington, en référence à deux détracteurs notoires d’Israël au Sénat américain.

Même au cours de son premier mandat, durant lequel il s’était retiré du JCPOA, avait transféré l’ambassade américaine à Jérusalem, avait reconnu la souveraineté israélienne sur le plateau du Golan et avait négocié les Accords d’Abraham, Trump avait des désaccords fondamentaux avec Netanyahu.

La même chose est également à prévoir pour son second mandat.

« Nous oublions qui est cet homme », a souligné Michael Oren, ancien ambassadeur à Washington. « Qu’il était contre l’annexion [de la vallée du Jourdain]. Il était contre la construction illimitée de colonies [d’implantations] et partisan d’une solution à deux États. »

« Il est tel qu’il a toujours été : très pragmatique, sans aucun sentimentalisme, et cherchant toujours avant tout à être le numéro un. »

« Trump est fidèle à lui-même », a déclaré John Hannah, chercheur principal au Jewish Institute for National Security of America (JINSA) et ancien conseiller à la sécurité nationale du vice-président américain Dick Cheney.

« Il est tel qu’il a toujours été : très pragmatique, sans aucun sentimentalisme, et cherchant toujours avant tout à être le numéro un. »

Ce que Trump veut actuellement, ni Israël ni Netanyahu ne sont en mesure de lui fournir.

Le président qui avait promis des résultats spectaculaires dès son premier jour est toujours à la recherche d’une victoire historique. La guerre en Ukraine s’éternise, 58 otages sont toujours retenus à Gaza et sa stratégie tarifaire pour le « Jour de la libération » a échoué. La confiance des consommateurs américains s’effondre face aux craintes inflationnistes et la cote de popularité de Trump reste au plus bas.

Des manifestants brandissant des pancartes lors d’un rassemblement anti-gouvernement, à Tel Aviv, le 17 mai 2025. (Crédit : Jack Guez/AFP)

De plus, ses politiques et ses déclarations sont devenues des enjeux centraux lors des élections au Canada et en Australie, provoquant l’effondrement dans les sondages et la défaite de candidats de droite qui auraient pu être de précieux alliés.

Les pays arabes du Golfe, riches en pétrole et en gaz fossile, sont heureux d’injecter des milliards dans l’économie américaine et de calmer les consommateurs inquiets. Toutefois, Israël n’est pas en mesure de réaliser des investissements massifs aux États-Unis. En effet, selon une récente étude, il a reçu plus de 20 milliards de dollars d’aide au cours de la première année de la guerre actuelle déclenchée par le pogrom perpétré par le groupe terroriste palestinien Hamas le 7 octobre 2023.

Trump veut également montrer que son penchant pour la diplomatie personnelle porte ses fruits, en évitant aux États-Unis de s’engager dans des opérations militaires inutiles au Moyen-Orient.

Cette volonté de conclure des initiatives diplomatiques audacieuses se heurte toutefois à la « stratégie de Netanyahu visant à préserver le statu quo afin de maintenir sa fragile coalition politique », a fait valoir Yisrael Klitsner, chercheur au Jewish People Policy Institute et ancien conseiller du Premier ministre Naftali Bennett.

L’émir du Qatar, Cheikh Tamim ben Hamad al-Thani (à droite), et le président américain Donald Trump, au palais royal de Doha, le 14 mai 2025. (Crédit : Brendan Smialowski/AFP)

Des ministres de l’aile d’extrême droite de la coalition, et même certains ministres du Likud, réclament une réinstallation de Gaza par Israël. Ils estiment que le plan de Trump visant à déplacer les Palestiniens hors de la bande de Gaza devrait constituer l’intégralité du plan israélien pour « l’après-guerre » dans la bande de Gaza. Ses détracteurs affirment que Netanyahu évite de mettre fin à la guerre à Gaza afin de repousser la prise d’une décision sur l’avenir, qui pourrait entraîner la chute de son gouvernement.

Le député Itamar Ben-Gvir prend la parole lors d’un rassemblement à Jérusalem pour l’expulsion des Palestiniens de Gaza et le rétablissement des implantations israéliennes, le 27 février 2025. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

« Lorsque travailler en étroite collaboration avec Israël peut lui être utile pour atteindre ses objectifs, Trump travaillera en étroite collaboration avec Israël », a souligné Hannah.

« Mais si ce n’est pas le cas, si Israël est un obstacle à la réalisation de ses intérêts à court terme, ou s’il peut mieux obtenir ce dont il a besoin en faisant cavalier seul et en gardant Israël dans l’ignorance, alors il le fera. »

« Je sais que Trump avait vraiment l’intention de promouvoir sérieusement la normalisation. Mais comment promouvoir la normalisation alors que rien ne bouge dans la région ? »

« Israël n’est pas à la table des négociations, car ses priorités sont complètement différentes de celles du président », a déclaré Eyal Hulata, conseiller à la sécurité nationale sous le précédent gouvernement Bennett/Yaïr Lapid.

« Il n’y a rien à faire si Netanyahu estime que la poursuite de la guerre à Gaza prime sur tout le reste. Ce n’est pas le choix de Trump. Je sais que Trump avait vraiment l’intention de promouvoir sérieusement la normalisation. Mais comment promouvoir la normalisation alors que rien ne bouge dans la région ? »

Un nouveau cercle de conseillers

Mais ce n’est pas le seul facteur en jeu. Alors qu’il s’était entouré de traditionnels experts républicains en politique étrangère en 2016, Trump dispose désormais d’un nouveau cercle de conseillers.

Le vice-président américain JD Vance s’exprimant lors de la Conférence d’action politique conservatrice (CPAC) 2025, au National Harbor, à Oxon Hill, dans le Maryland, le 20 février 2025. (Crédit : Jose Luis Magana/AP)

« Il a un public plus favorable à MAGA, dont la seule priorité est de laisser Trump être Trump dans toute sa splendeur », a déclaré Hannah. « Et dont le premier réflexe est de renforcer plutôt que de réprimer son transactionnalisme intuitif et sa prédilection pour les actions unilatérales. »

De plus, certains de ces conseillers du second mandat ne sont pas particulièrement enclins à soutenir Israël.

Pourtant, alors même que Trump poursuit son action au Moyen-Orient sans coordination étroite avec Israël, ce pays est au centre des préoccupations des responsables réunis à Ryad et à Dubaï.

« La position d’Israël brille effectivement par son absence dans la campagne actuelle de Trump », a fait remarquer Meïr Ben-Shabbat, ancien conseiller à la sécurité nationale de Netanyahu.

Des soldats de l’armée israélienne opérant dans le nord de Gaza, sur une photo diffusée le 17 mai 2025. (Crédit : Armée israélienne)

« Mais tout le monde se souvient que les réalisations d’Israël tout au long de la guerre, avant même la victoire électorale de Trump, ont ouvert la voie à un changement radical dans la région. »

Une voie à suivre

Les deux derniers mois ont été un signal d’alarme pour Israël. Mais si Netanyahu procède aux ajustements nécessaires, les quatre prochaines années pourraient encore marquer un nouveau tournant dans les relations entre les États-Unis et Israël.

Jérusalem doit avant tout prendre conscience que Trump continuera à surprendre et à frustrer occasionnellement son proche allié.

Le président américain Donald Trump (à gauche) saluant le Premier ministre Benjamin Netanyahu avant que ce dernier ne quitte l’aile ouest de la Maison Blanche, à Washington, le 7 avril 2025. (Crédit : Mark Schiefelbein/AP)

« Si certains se disent vraiment stupéfaits que Trump se soit lassé de lutter contre les Houthis et ait conclu un accord de cessez-le-feu distinct dès qu’il a pu revendiquer un succès symbolique, au mépris des préoccupations d’Israël, eh bien, tant pis pour eux », a déclaré Hannah.

« Il en va de même si quelqu’un croyait vraiment qu’il allait communiquer et coordonner soigneusement avec Israël et tenir pleinement compte de ses préoccupations et de ses intérêts lorsqu’une occasion se présentait de conclure un accord pour obtenir la libération d’un otage américain ou de renforcer son influence auprès de ses riches et puissants alliés à Ryad et Ankara concernant la Syrie. »

Et même si Sharaa gagne en légitimité au Moyen-Orient et en Occident, Israël ferait bien de se rappeler qu’il a peu de chances de rester au pouvoir à long-terme. Le régime brutal d’Assad, qui a duré 50 ans, a été la seule période durant laquelle la Syrie n’a pas été secouée par des coups d’État répétés.

L’Iran, la Syrie et Gaza sont tous considérés par Israël comme des zones où ses intérêts fondamentaux en matière de sécurité nationale sont en jeu. Ils sont tous susceptibles d’être source de désaccords profonds avec l’administration Trump. Israël aurait donc tout intérêt à élaborer des plans d’urgence pour protéger ses intérêts tout en préservant ses relations étroites avec Washington si des tensions venaient à surgir.

Un avion de chasse de l’armée de l’air israélienne se préparant à décoller pour mener des frappes aériennes contre les Houthis au Yémen, le 16 mai 2025. (Crédit : Armée israélienne)

De plus, Israël ne peut pas donner à ses ennemis l’impression qu’il attend l’autorisation de Trump pour agir. Il doit montrer qu’il a la volonté et les capacités militaires nécessaires pour frapper l’Iran et ses mandataires, avec ou sans l’accord ou l’implication de Washington.

Beaucoup de ceux qui ont signé des accords la semaine dernière espèrent secrètement qu’Israël continuera à frapper l’axe iranien tout en leur laissant la liberté de faire des déclarations et de conclure des accords, a déclaré Ben-Shabbat.

« Trump, ainsi que ses hôtes en Arabie saoudite et aux Émirats, comprennent qu’il ne sera pas possible d’établir un nouvel ordre régional sans mener à bien la mission consistant à écraser le Hamas et à détruire ses capacités militaires [armées] », a-t-il ajouté.

Quels que soient les bouleversements qui se produiront dans les années à venir, Israël sera mieux à même de faire face à toute surprise s’il veille à améliorer et à élargir son dialogue avec Washington.

Cela inclurait une campagne visant à établir de nouvelles ententes avec le parti démocrate et avec l’aile plus isolationniste de la Maison Blanche, notamment le vice-président JD Vance.

« Les Israéliens font cavalier seul à Washington », a déploré Pletka.

« Tout tourne autour de Bibi. Si Jérusalem professionnalisait sa représentation ici et cherchait à redéfinir son tissu d’alliances – notamment en jetant un regard critique sur l’AIPAC [groupe de pression pro-Israël] – ce serait une bonne chose. »

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