FINUL : Un militaire français tué et 3 autres blessés apparemment par le Hezbollah
Florian Montorio, pris dans "une embuscade", a succombé à un "tir direct" ; Deux des trois Casques bleus français blessés sont dans un état grave
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Un militaire français a été tué et trois autres ont été blessés samedi au sud-Liban, lors d’une attaque menée contre des Casques bleus, a annoncé samedi Emmanuel Macron au deuxième jour de la trêve avec Israël, notant que « tout laisse à penser que la responsabilité de cette attaque incombe au Hezbollah ».
Le casque bleu français tué samedi au Liban a été pris dans « une embuscade » et a succombé à un « tir direct », a précisé la ministre des Armées Catherine Vautrin.
Deux des trois Casques bleus français blessés, sont gravement atteints, selon un communiqué du ministère français des Affaires étrangères.
Le sergent-chef Florian Montorio « était en mission d’ouverture d’itinéraire vers un poste de la Finul isolé depuis plusieurs jours par les combats dans la zone, il a été pris dans une embuscade par un groupe armé à très courte distance. Touché immédiatement par un tir direct à l’arme légère, il est relevé sous le feu par ses camarades, qui ne parviennent pas à le réanimer », a posté la ministre sur X.
« La Nation s’incline avec respect et adresse son soutien aux familles de nos soldats et à tous nos militaires engagés pour la paix au Liban. Tout laisse à penser que la responsabilité de cette attaque incombe au Hezbollah. La France exige des autorités libanaises qu’elles arrêtent immédiatement les coupables et prennent leurs responsabilités aux côtés de la FINUL », a déclaré le chef de l’Etat français sur X.
Macron s’est entretenu samedi avec son homologue libanais Joseph Aoun et le Premier ministre Nawaf Salam, leur demandant de « garantir la sécurité des soldats de la Finul ».
« Je condamne fermement l’agression contre des membres du contingent français » des Forces intérimaires de l’ONU (Finul), a pour sa part déclaré Salam sur X, disant avoir ordonné l’ouverture d’une « enquête immédiate » en vue d’arrêter les responsables.
Joseph Aoun a de son côté « fermement » condamné « l’attaque ciblée contre le contingent français » des forces onusiennes de maintien de la paix (Finul), qui « menaient leur mission sur le territoire libanais au service de la paix et la stabilité (…) », selon un communiqué de la présidence. Au téléphone avec son homologue français Emmanuel Macron, il a assuré que « le Liban ne va permettre aucun laxisme dans la poursuite des personnes impliquées ».
Le commandement de l’armée a indiqué dans un communiqué que l’incident résultait « d’échanges de tirs avec des individus armés ».
Un porte-parole de la Finul avait confirmé à l’AFP qu’un « incident s’est produit » samedi matin à Ghandouriyé dans le sud du Liban.
La Finul a ensuite affirmé à l’issue d’une enquête préliminaire que des « acteurs non étatiques », une appellation pour parler du Hezbollah, étaient derrière l’attaque meurtrière contre des Casques bleus français.
« Une première évaluation indique que les tirs provenaient d’acteurs non étatiques (qui seraient le Hezbollah) », a indiqué la Finul dans un communiqué, appelant le gouvernement à « ouvrir rapidement une enquête afin d’identifier et traduire en justice les responsables ».
Le président du Parlement libanais Nabih Berri, allié du mouvement terroriste pro-iranien Hezbollah, a condamné samedi l’attaque meurtrière menée contre des Casques bleus français.
Dans un communiqué, Nabih Berri a dit « condamner l’attaque contre une patrouille du contingent français de la Finul dans le sud du Liban ».
Le Hezbollah a démenti toute implication dans l’attaque meurtrière.
« Le Hezbollah nie avoir un lien avec l’incident survenu avec la Finul », selon un communiqué. Il a appelé à « faire preuve de prudence (…) avant d’attribuer des responsabilités concernant l’incident, en attendant les résultats de l’enquête de l’armée libanaise ».
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