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La Colombie reconnaît la souveraineté d’Israël sur le plateau du Golan

Il s'agit du deuxième pays après les États-Unis à soutenir la revendication israélienne sur ce territoire stratégique repris à la Syrie en 1967, une position fustigée par Damas

Vue de la première neige de l'hiver sur le mont Hermon, en Syrie, depuis le nord du plateau du Golan, près de la frontière syrienne, le 13 décembre 2025. (Crédit : Michael Giladi/Flash90)
Vue de la première neige de l'hiver sur le mont Hermon, en Syrie, depuis le nord du plateau du Golan, près de la frontière syrienne, le 13 décembre 2025. (Crédit : Michael Giladi/Flash90)

Lundi, la Colombie a reconnu la souveraineté d’Israël sur le plateau du Golan, a annoncé le nouveau gouvernement de droite de ce pays d’Amérique du Sud. Elle devient ainsi le deuxième pays au monde à soutenir officiellement la revendication d’Israël sur ce territoire contesté, après les États-Unis qui l’avaient fait en 2019.

« Compte tenu de l’instabilité régionale persistante au Moyen-Orient et de l’importance stratégique du plateau du Golan pour la sécurité d’Israël, le gouvernement colombien reconnaît la souveraineté israélienne sur ce territoire, ainsi que le droit d’Israël à se protéger contre les menaces extérieures », a déclaré le ministère colombien des Affaires étrangères dans un communiqué.

« Dans ce contexte de sécurité régionale, la Colombie reconnaît que le maintien du contrôle et de la souveraineté d’Israël sur le plateau du Golan est essentiel à sa défense nationale et à sa capacité à protéger et à préserver ses citoyens », précise le communiqué.

Cette annonce est intervenue quelques jours seulement après l’investiture à la présidence du pays de l’avocat pro-Israël Abelardo de la Espriella, qui s’est engagé à transférer l’ambassade colombienne à Jérusalem et à rétablir des liens autrefois dynamiques, qui s’étaient grandement détériorés pendant la guerre contre le groupe terroriste palestinien du Hamas à Gaza sous l’ancien président Gustavo Petro. Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar, a assisté à cette investiture, dans le cadre d’une initiative visant à resserrer les relations avec l’Amérique latine.

Réagissant à cette décision, Saar a remercié son « bon ami » de la Espriella « pour sa décision historique de reconnaître la souveraineté d’Israël sur le plateau du Golan ».

« Par ce geste, le président colombien a démontré, dans l’une de ses premières décisions depuis son entrée en fonction, son leadership, ses valeurs et son engagement en faveur d’Israël et de sa sécurité », a-t-il écrit sur le réseau social X.

Défendant la nécessité stratégique du contrôle israélien sur ce territoire, Saar a déclaré : « Israël est un petit pays dépourvu de profondeur stratégique. Disposer de frontières défendables est essentiel pour Israël afin de garantir l’existence du peuple juif sur sa terre ancestrale. »

Saar a ajouté qu’il « continuerait à œuvrer pour que davantage de pays rejoignent » les États-Unis et la Colombie dans la reconnaissance de la souveraineté israélienne sur le Golan.

La Syrie a rejeté la reconnaissance par la Colombie de la souveraineté israélienne sur le plateau du Golan, affirmant que celui-ci faisait « partie intégrante de son territoire » et que la déclaration du gouvernement colombien constituait « une violation flagrante de la Charte des Nations unies ».

Dans ce communiqué, la Syrie a également appelé à la fin des attaques et de la présence militaire israéliennes sur son territoire. Elle a souligné qu’elle « continuerait à utiliser tous les moyens diplomatiques et juridiques légitimes pour défendre sa souveraineté, son intégrité territoriale et ses droits acquis, et pour récupérer ses territoires occupés ».

La frontière entre la Syrie et la ville de Majdal Shams, située sur le plateau du Golan sous contrôle israélien, vue le 21 juillet 2026. (Crédit : Ariel Schalit/AP Photo)

Israël a repris ce plateau stratégique à la Syrie lors de la Guerre des Six Jours de 1967 et y a étendu sa législation en 1981, une mesure équivalente à une annexion.

En 2019, le président américain Donald Trump avait rompu avec des décennies de politique américaine en signant un décret reconnaissant la souveraineté d’Israël sur le Golan. Son successeur, Joe Biden, n’a pas annulé cette décision.

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