La Suède et les Pays-Bas poussent pour des sanctions contre Israël et le Hamas
Dans leur missive adressée à Kaja Kallas, Stockholm et La Haye réitèrent un autre point clé : la suspension de la partie commerciale de l'accord d'association entre l'UE et Israël
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Dans une lettre consultée jeudi par l’AFP et adressée à la cheffe de la diplomatie de l’Union européenne (UE), les gouvernements suédois et néerlandais ont exhortent l’UE à adopter des sanctions à l’encontre d’Israël et du groupe terroriste palestinien du Hamas.
Dans une lettre datée du 27 août et signée par les ministres suédois et néerlandais des Affaires étrangères, Maria Malmer Stenergard et Ruben Brekelmans, les Pays-Bas et la Suède appellent la Commission et les pays membres à adopter de nouvelles sanctions visant la branche politique du Hamas, « les ministres israéliens extrémistes qui encouragent les activités de colonisation illégales et s’opposent activement à une solution négociée à deux États », ainsi que d’autres sanctions contre les « colons violents ».
Le prédécesseur de ce dernier, Caspar Veldkamp, a démissionné le 22 août, n’étant pas parvenu à s’accorder avec les autres ministres néerlandais pour prendre de nouvelles mesures à l’encontre d’Israël.
Le parti de centre droit Nouveau Contrat social (NSC), auquel il appartient, s’est retiré de la coalition gouvernementale dans la foulée.
Dans leur missive adressée à Kaja Kallas, Stockholm et La Haye réitèrent un autre point clé : la suspension de la partie commerciale de l’accord d’association entre l’UE et Israël, un accord de libre-échange dans plusieurs secteurs, notamment industriel et agricole, une demande déjà exigée par Stockholm fin juillet.
Fin mai, Stenergard avait déjà plaidé en faveur de sanctions européennes ciblées contre les ministres israéliens soutenant la politique d’expansion de la présence juive dans l’État hébreu.
C’est un « instrument puissant et un signal politique très clair », a-t-elle déclaré à la radio publique suédoise SR.
« Cela aurait des conséquences sur leurs possibilités de transférer des capitaux entre pays, mais aussi de voyager […] Il s’agit de créer des difficultés pour ces individus qui poussent à la création de colonies illégales », a précisé Stenergard.
Ces sujets doivent être discutés lors de la réunion informelle des ministres des Affaires étrangères de l’UE, samedi, à Copenhague.
La guerre à Gaza a éclaté lorsque quelque 6 000 Gazaouis dont 3 800 terroristes dirigés par le Hamas ont pris d’assaut le sud d’Israël le 7 octobre 2023, tuant plus de 1 200 personnes et prenant 251 otages, dont 50 – parmi lesquels 20 seraient encore en vie – sont toujours détenus dans la bande de Gaza.
Plus de 62 000 personnes seraient mortes à Gaza depuis le début de la guerre, selon le ministère de la Santé du Hamas. Les chiffres publiés par le groupe terroriste sont invérifiables, et ne font pas de distinction entre civils et terroristes. Israël affirme avoir tué 22 000 terroristes au combat depuis janvier, et 1 600 autres terroristes à l’intérieur du pays le 7 octobre 2023.
L’armée israélienne affirme prendre « de nombreuses mesures » pour minimiser les atteintes aux civils et souligne que le groupe terroriste viole systématiquement le droit international et exploite brutalement les institutions civiles et la population comme bouclier humain pour ses activités de terrorisme, en combattant depuis des zones civiles, notamment des maisons, des hôpitaux, des écoles et des mosquées.
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