Lindsey Graham préparait une initiative pour la normalisation israélo-saoudienne – média
Selon Axios, le sénateur républicain comptait lancer une offensive diplomatique après les élections israéliennes pour parvenir à un accord historique entre Jérusalem et Ryad, avec l'appui de Donald Trump
- Lire d'autres articles du Times of Israël sur Google – ajoutez-nous à vos sources préférées

Au cours des semaines précédant son décès survenu ce week-end, le sénateur américain Lindsey Graham travaillait sur une nouvelle initiative visant à négocier un accord historique de normalisation entre Israël et l’Arabie saoudite, a rapporté dimanche le site d’information Axios, citant des conversations entre Graham et le journaliste Barak Ravid.
Selon Axios, Graham, un républicain de longue date et fervent défenseur d’Israël, œuvrait depuis des années à la normalisation des relations entre l’Arabie saoudite et Israël, y compris sous l’administration Biden. Il estimait que la campagne américano-israélienne contre l’Iran avait créé une opportunité permettant au président américain Donald Trump de se faire médiateur d’un tel accord.
Le sénateur aurait cherché à lancer une offensive diplomatique intensive après les élections israéliennes de fin octobre et les élections de mi-mandat aux États-Unis, afin de parvenir à un accord avant l’investiture du nouveau Congrès américain en janvier.
Graham avait récemment exhorté Trump à autoriser une opération militaire brève et écrasante visant à rouvrir le détroit d’Ormuz, si la diplomatie ne parvenait pas à résoudre la crise dans cette région avant le lancement de l’initiative, ajoute l’article.
Mi-mai, Graham avait commencé à discuter de cette idée avec Trump, lui indiquant qu’elle devait constituer la priorité pour « l’après-guerre » contre la République islamique d’Iran, précise l’article.
Selon Axios, la pression que Trump aurait exercée lors d’une visioconférence en mai pour que les dirigeants de plusieurs pays arabes et musulmans établissent des relations avec Israël si un accord avec l’Iran était conclu serait intervenue une semaine après cette conversation.
Au cours des semaines précédant son décès, Graham avait discuté de cette initiative avec des conseillers de haut rang de Trump, tels que Jared Kushner, ainsi que Ron Dermer, le confident du Premier ministre Benjamin Netanyahu, l’ambassadrice saoudienne à Washington, Reema bint Bandar Al Saud, et le ministre saoudien des Affaires étrangères, Faisal ben Farhan. L’article poursuit en précisant qu’il avait prévu de se rendre en Israël et en Arabie saoudite en août afin d’évaluer si les conditions étaient réunies pour une percée et, éventuellement, de commencer à œuvrer en vue d’un accord en septembre.
Graham avait déclaré à Axios que tout accord devrait inclure un volet palestinien significatif et des concessions israéliennes afin d’obtenir suffisamment de voix démocrates pour être approuvé par le Sénat. Il avait également affirmé qu’il comptait travailler avec l’équipe de Trump pour faire clairement comprendre à Netanyahu et aux autres dirigeants israéliens, avant les élections, que telle était l’attente de Washington.
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane avait précédemment exprimé sa volonté de normaliser les relations avec Israël, mais Ryad avait continué d’insister pour que tout accord comprenne une feuille de route irréversible, assortie d’un calendrier précis, vers la création d’un État palestinien.
La coalition actuelle de Netanyahu avait rejeté cette condition, et obtenir de tels engagements de la part du prochain gouvernement israélien, en particulier si Washington avait l’intention de commencer à faire pression alors que les négociations de coalition étaient encore en cours, aurait constitué un défi majeur.
la Communauté du Times of Israël !







