Samedi 20 juin, une manifestation en soutien aux chrétiens d’Orient persécutés s’est déroulée à Paris.

Ce rassemblement, qui partait de la place Saint-Augustin pour rejoindre l’ambassade d’Arabie Saoudite, était organisé par l’Institut CIVITAS.

Elle a réuni quelques centaines de personnes.

Sur son site internet, l’Institut CIVITAS se définit comme « un mouvement politique inspiré par le droit naturel et la doctrine sociale de l’Église et regroupant des laïcs catholiques engagés dans l’instauration de la Royauté sociale du Christ sur les nations et les peuples en général, sur la France et les Français en particulier ».

Selon le site Médias-Presse-Info, des personnalités françaises avaient fait le déplacement, dont Jany Le Pen, la deuxième épouse de Jean-Marie Le Pen et le sénateur Bernard Seillier (RDSE).

Cette manifestation avait pour objectif de dénoncer le traitement des minorités chrétiennes en Syrie, en Irak, en Arabie saoudite et par l’Etat islamique.

Le président de CIVITAS, Alain Escada, a insisté sur la responsabilité des pays occidentaux dans le massacre des minorités chrétiennes d’Orient. Il a également souligné l’hypocrisie des hommes politiques français, de gauche comme de droite.

A l’occasion de son discours, Alain Escada a parlé d’un axe entre Washington et Israël qui voudrait « imposer un nouvel ordre mondial destructeur ».

A l’énonciation de cette phrase, des manifestants ont scandé à de multiples reprises « Israël Assassin ».

Une manifestante, Anne-Laure Joly, dans un article posté sur le site Riposte Laïque, revient sur les différents débordements qui ont eu lieu lors de la manifestation organisée par CIVITAS.

Lors de cette marche qui devait se concentrer sur les sévices subis par les chrétiens d’Orient, Anne-Laure Joly a été très choquée d’entendre des slogans à caractère antisémite.

Un groupe d’individus avait infiltré le rassemblement et criait « Israël Assassin ».

Cette dernière a essayé d’alerter les organisateurs de la manifestation, puis les policiers, sans succès. Elle a alors décidé de quitter la manifestation.