Belgique: une fausse alerte à la bombe à l’aéroport de Bruxelles interroge
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Belgique: une fausse alerte à la bombe à l’aéroport de Bruxelles interroge

Après la découverte d'un sac suspect, deux halls de départ ont été évacués et un vol pour Doha a dû faire demi-tour vers Bruxelles - un test iranien de la sécurité israélienne ?

Photo d'illustration : Des soldats patrouillent alors que les passagers se présentent dans une zone d'enregistrement temporaire dans un terminal de l'aéroport de Bruxelles, en Belgique, le 4 avril 2016. (Crédit : AP Photo/Laurie Dieffembach, Pool)
Photo d'illustration : Des soldats patrouillent alors que les passagers se présentent dans une zone d'enregistrement temporaire dans un terminal de l'aéroport de Bruxelles, en Belgique, le 4 avril 2016. (Crédit : AP Photo/Laurie Dieffembach, Pool)

Une frayeur sécuritaire à l’aéroport de Bruxelles survenue jeudi a entraîné l’évacuation de deux halls de départ et le retour à l’aéroport d’un avion à destination de Doha, alors qu’il se trouvait à mi-parcours. Il s’agirait d’une tentative iranienne de tester les mesures de sécurité israéliennes, ont fait savoir les médias israéliens vendredi, citant des responsables de la sécurité.

L’incident a commencé par la découverte d’un sac suspect par des agents de sécurité israéliens à l’aéroport. Ils ont remis le bagage aux autorités fédérales belges.

Ils ont ensuite décidé d’évacuer deux halls accueillant les passagers sur le départ et un bâtiment voisin qui était utilisé comme centre de vaccination, a indiqué l’aéroport de Bruxelles.

Le sac aurait appartenu à une passagère ayant embarqué à bord d’un vol de Qatar Airways reliant Bruxelles à Doha, qui a dû revenir à Bruxelles.

Les autorités belges ont inspecté le bagage et n’ont rien trouvé dedans. Après avoir annoncé que l’incident, résultant d’une fausse alerte, était clos, les vols ont pu reprendre après un retard de 90 minutes.

Les officiels israéliens ont par ailleurs expliqué au site Ynet, vendredi, que le sac contenait des bouteilles de gel hydroalcoolique et que la propriétaire, une femme de nationalité iranienne, avait été débarquée de l’avion et placée en détention.

Ils ont précisé que compte-tenu du lieu où le bagage avait été retrouvé – à proximité de la zone d’enregistrement d’un vol à destination de l’État Juif – ils pensaient qu’il s’agissait d’une opération iranienne délibérée visant à tester les mesures de sécurité mises en œuvre par l’aviation israélienne.

La Treizième chaîne a fait part des mêmes soupçons.

Ron Ben-Yishai, analyste des questions de sécurité sur le site Ynet, a écrit que les Iraniens étaient de plus en plus frustrés face à leur incapacité à arrêter les opérations menées par Israël contre le programme nucléaire de la république islamique et les trafics d’armes à destination des groupes terroristes, ces dernières années – et qu’ils étaient aussi frustrés face à leur incapacité de répondre à ces raids de manière significative. Il a ajouté qu’ils cherchaient actuellement d’autres moyens de frapper l’État juif.

Les responsables israéliens de la Défense ont fait savoir à Ynet qu’ils « enquêtaient sur l’incident ».

Les autorités israéliennes avaient aidé la Belgique à améliorer la sécurité dans les aéroports après la mort de seize personnes lors d’un attentat-suicide islamiste – une attaque qui avait également fait plus de 150 blessés dans le hall des départs de l’aéroport de Bruxelles, en 2016.

Cet attentat avait fait partie d’une attaque coordonnée contre le système des transports au sein de la capitale belge.

Le bureau des arrivées et des départs derrière des fenêtres détruites à l’aéroport Zaventem de Bruxelles, le 23 mars 2016. (Crédit : AP/Geert Vanden Wijngaert, Pool)

Les enquêteurs avaient ultérieurement déterminé que les kamikazes avaient cherché à s’en prendre aux Juifs et aux Israéliens présents dans l’aéroport.

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