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Israël garde le corps d’un Gazoui comme monnaie d’échange malgré l’absence d’otages

Des véhicules de l'armée israélienne en position avant la libération de prisonniers palestiniens en échange d'otages israéliens, devant la prison militaire d'Ofer, en Cisjordanie, le 13 octobre 2025,. (Crédit : Hazem Bader/AFP)
Des véhicules de l'armée israélienne en position avant la libération de prisonniers palestiniens en échange d'otages israéliens, devant la prison militaire d'Ofer, en Cisjordanie, le 13 octobre 2025,. (Crédit : Hazem Bader/AFP)

L’organisation de défense des droits de l’Homme Gisha affirme que le service pénitentiaire israélien retient le corps d’un Gazoui mort dans le but d’en faire une monnaie d’échange lors de futures négociations sur d’éventuels otages – alors même que depuis le mois de janvier dernier, il n’y a plus d’otages israéliens à Gaza.

Gisha, qui vient en aide aux habitants de Gaza, a saisi la Cour Suprême pour exiger qu’Israël restitue cette dépouille.

Selon Haaretz, dans la réponse apportée au recours, le gouvernement a expliqué être en train de rédiger le protocole à suivre en ce qui concerne ce corps sans vie – une rédaction qui a commencé au mois d’avril.

Le corps en question serait celui d’un homme nommé Ayman, tué par Israël en décembre 2023, selon Gisha.

En réponse à une demande de Gisha en 2024, les autorités avaient déclaré n’avoir « aucune connaissance » de la détention d’Ayman. Mais en juillet 2025, elles avaient reconnu que l’homme était mort en détention et que sa dépouille s’y trouvait encore, rapporte Haaretz.

Israël a depuis indiqué qu’Ayman était un agent militaire du Hamas, ce que démentent ses proches, ajoute Haaretz.

Par ailleurs, Haaretz fait savoir que les autorités ne sont pas parvenues à retrouver le corps de Rami, un ouvrier du bâtiment qui travaillait légalement en Israël et qui a été arrêté peu après le 7-octobre, au moment où le gouvernement a révoqué les autorisations de travail des Palestiniens, suite au pogrom.

Selon Haaretz, Rami serait mort en détention, faute de prise en charge de son diabète, ce qui fait actuellement l’objet d’une enquête.

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