La nationalité égyptienne de milliers de Palestiniens l’ayant obtenue durant le mandat des Frères musulmans va être annulée, selon un quotidien égyptien.

Le département égyptien de la sécurité a pris cette décision deux jours après l’interdiction des activités du Hamas dans le pays par une cour au Caire.

Des sources au sein de la sécurité ont révélé au quotidien Al-Youm A-Sabi que leur agence s’informe sur quelque 13 757 Palestiniens ayant reçu la nationalité égyptienne du gouvernement des Frères musulmans, avant sa chute en juillet 2013.

Les sources affirment que la plupart des Palestiniens en question sont affiliés au Hamas.

La majorité des médias populaires s’opposent fermement aux Frères musulmans, officiellement listés comme organisation terroriste par le nouveau gouvernement en décembre.

Le président déchu Mohamed Morsi est à présent accusé d’avoir collaboré avec le Hamas à Gaza pour déstabiliser la sécurité nationale égyptienne.

La véracité des affirmations d’Al-Youm A-Sabi n’a pu être vérifiée par des sources indépendantes.

Selon le quotidien, le Premier ministre égyptien, Ibrahim Mahlab a le droit d’annuler la nationalité des personnes considérées comme une menace à la sécurité nationale, sans recevoir l’accord de la cour.

Al-You A-Sabi indique que de nombreux Palestiniens ayant obtenu la nationalité égyptienne de Morsi, appelés les « ingrats, » ont participé dans des attaques terroristes et des activités criminelles en Egypte.

Cela fait maintenant 8 jours que l’Egypte a fermé le point de passage à la frontière entre l’Egypte et Gaza à Rafah. Israël a laissé rentrer 220 camions dans la bande de Gaza par le passage de Kerem Shalom, selon le quotidien Al-Quds.

L’Egypte a également interdit l’accès à Gaza à la lauréate irlandaise du prix Nobel Mairead Maguire et à une délégation de 80 femmes.

Cependant, Moussa Abu Marzouk, le chef député du cabinet politique du Hamas, qui réside actuellement au Caire, a condamné la décision d’interdire les activités du Hamas en Egypte. Il a toutefois nié que de telles activités existaient.

« Cette décision est politique ‘par excellence’, prise par une cour égyptienne, pour renforcer l’animosité envers la résistance palestinienne, à des fins politiques, » a écrit Marzouk sur sa page Facebook mardi.

« Le Hamas n’a aucun quartier général ni d’activités en Egypte, » a-t-il ajouté.

« Cette décision montre que le régime égyptien a abandonné son rôle dans le soutien à la cause palestinienne… Il s’agit d’une attaque à la résistance palestinienne, au service de l’occupation sioniste. »