Israël a démontré à maintes reprises qu’il est prêt à faire la paix avec les Palestiniens, et à parvenir à « une solution globale », en dépit de l’impasse dans les pourparlers, a déclaré dimanche le ministre des Affaires étrangères Avigdor Liberman.

« Nous sommes prêts à discuter, nous sommes prêts à négocier, mais nous ne tolérerons pas des mesures unilatérales », a assuré Liberman devant des diplomates étrangers réunis au siège du ministère des Affaires étrangères à Jérusalem.

Après les négociations d’Oslo et d’Annapolis, ce sont les Palestiniens qui ont refusé d’apposer leur signature sur les accords, a-t-il précisé, et pourtant, la communauté internationale continue de faire porter la responsabilité de ces échecs sur l’Etat hébreu.

« Ce qui est intéressant de notre point de vue, c’est que certains pays et ses leaders… ont refusé de blâmer les Palestiniens pour le sabotage de ces pourparlers. Puis, après un certain temps… ils ont commencé à accuser Israël, et bien entendu à mettre toute la pression sur nous ».

Israël a néanmoins « démontrer sa volonté de parvenir à une solution globale, à un accord sur le statut final avec les Palestiniens », et cette volonté n’a pas été formulée « du bout des lèvres ».

Les pourparlers de paix sont dans une impasse depuis quelques semaines. Suite au refus palestinien de s’engager en amont à poursuivre les négociations au-delà de leur date butoir du 29 avril, Israël annule la libération prévue du quatrième et dernier contingent de prisonniers palestiniens, condamnés pour terrorisme. En représailles, les Palestiniens décident de signer une demande d’adhésion à 15 traités et conventions internationaux.

La situation a encore empiré avec l’annonce du gel de transfert des taxes qu’Israël perçoit pour le compte de l’Autorité palestinienne. Des sanctions présentées par un responsable israélien comme des représailles à la démarche unilatérale palestinienne.

Pourtant, la ministre de la Justice, Tzipi Livni, négociatrice en chef israélienne, affichait un ton résolument optimiste ce dimanche matin.

« Je crois que nous sommes assez proches d’une décision, sous l’égide des Américains, sur la poursuite des négociations », a-t-elle confié au site d’informations Ynet.

Les discussions autour de la poursuite des négociations ont été « très complexes, pas simples, parfois ponctuées de haussements de ton », a-t-elle ajouté. Mais de préciser que « la paix n’est pas un luxe. Nous en avons besoin. C’est un besoin pour Israël ».

Livni a rencontré son homologue palestinien, Saeb Erekat, dimanche après-midi, à Jérusalem.