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Annecy : 3 condamnations pour des violences après le match France-Maroc

Des armes et des munitions, ainsi que deux exemplaires de Mein Kampf, une bague aux initiales SS et une carte bancaire au nom d'Adolf Hitler ont été retrouvés chez eux

Le tribunal d’Annecy. (Crédit : cours-appel.justice.fr)
Le tribunal d’Annecy. (Crédit : cours-appel.justice.fr)

Des peines de quatre à neuf mois de prison ferme ont été prononcées mercredi par le tribunal d’Annecy à l’encontre de trois hommes, dont deux fichés par la police comme appartenant à des groupuscules d’extrême droite, pour des violences commises le soir du match France-Maroc mi-décembre.

Les trois prévenus, âgés de 29 ans pour deux d’entre eux et 35 ans, avaient été interpellés le 24 janvier avec le renfort des policiers du Raid, dans trois communes de Haute-Savoie.

Condamnés notamment pour des faits de violences en réunion à quatre, six et neuf mois ferme d’emprisonnement, ils ne retourneront pas en prison après avoir déjà effectué de la détention provisoire.

Ils avaient été identifiés grâce à des images prises le 14 décembre en centre-ville d’Annecy, ainsi qu’à des renseignements anonymes.

Lors de l’audience, le vice-procureur Benoît Defournel a décrit trois hommes « au physique imposant, qui pratiquent des sports de boxe, dont deux sont d’anciens militaires », et qui « baignent dans une forme de culture de la violence ».

Des armes et des munitions, ainsi que deux exemplaires de Mein Kampf, une bague aux initiales SS et une carte bancaire au nom d’Adolf Hitler ont été retrouvés chez eux.

Le soir des faits, de nombreux supporters fêtaient la victoire des Bleus dans la rue, quand un groupe d’individus au visage dissimulé a pris à partie plusieurs personnes – dont des mineurs – leur mettant des coups, l’une d’entre elles se retrouvant KO au sol, le visage en sang.

« On était face à un lynchage barbare, à titre gratuit », a dénoncé l’avocate de la victime Me Agathe Brocas.

Une photo prise à Annecy postée par la suite sur les réseaux sociaux via un compte attribué à la mouvance de l’ultradroite, montrait un groupe brandissant un drapeau marocain avec le message : « Plusieurs bagarres et un trophée pour la jeunesse locale. »

À la barre, deux des prévenus ont reconnu être les auteurs de certains faits sur les vidéos et présenté leurs excuses aux victimes. Le troisième prévenu a contesté être présent ce soir-là.

Le caractère raciste des violences n’a pas été retenu à l’issue des investigations, en l’absence d’injures ou propos racistes dans les vidéos et car les agresseurs « ne semblent pas avoir fait de distinction au sein de leurs victimes », a expliqué le vice-procureur.

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