Cyclisme : le patron de la Vuelta « optimiste » après le changement de nom d’Israel PT
"On a appris que l'équipe changeait de nom, de nationalité et de propriété. Cela devrait permettre d'apaiser la situation," a estimé Javier Guillen
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Le directeur du Tour d’Espagne, Javier Guillen, élu vendredi à la tête de l’Association internationale des organisateurs de courses cyclistes (AIOCC), s’est dit « optimiste » que le changement de nom de l’équipe Israel PT permettra « d’apaiser la situation » après les violentes manifestations propalestiniennes ayant touché la Vuelta cette année et applaudies par le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez.
« Je l’espère. On a appris que l’équipe changeait de nom, de nationalité et de propriété. Cela devrait permettre d’apaiser la situation. Je pense qu’on peut être optimiste », a répondu l’Espagnol à l’AFP lors d’un échange par visio avec quelques journalistes à l’issue de son élection.
Guillén avait qualifié en septembre les manifestations anti-Israël ayant conduit à l’interruption de la dernière étape de « totalement inacceptables ».
L’équipe cycliste Israel Premier Tech, dont la présence a été dénoncée lors de plusieurs courses cette saison par des manifestants propalestiniens et particulièrement lors de la dernière Vuelta dont M. Gillen est le directeur, a annoncé jeudi soir qu’elle changeait de nom, de nationalité et de structure.
La nouvelle équipe, baptisée « NSN Cycling Team » d’après la société internationale de sports et de divertissement NSN (Never Say Never), sera de nationalité suisse et sa structure sera espagnole, basée à Barcelone et à Gérone, en Catalogne.
Javier Guillen, qui veut s’inscrire « dans la continuité » de l’action du directeur du Tour de France Christian Prudhomme auquel il succède à la tête de l’AIOCC, s’est par ailleurs prononcé contre l’idée d’instaurer une billetterie payante sur certaines courses, un serpent de mer qui refait épisodiquement surface pour aider à financer le cyclisme.
« Je ne suis pas d’accord avec cette idée. On est un sport gratuit qui va à la rencontre des spectateurs. Nous sommes sur des routes ouvertes et l’un de mes rôles est de maintenir le cyclisme dans cette situation », a-t-il dit.
L’Espagnol a également jugé qu’il était « important de continuer à parler d’une instauration d’un salary cap » pour tenter de lutter contre un cyclisme à deux vitesses dominé par des équipes appuyées par des Etats comme la formation UAE de Tadej Pogacar.
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