Un mariage symbolique pour l’otage Matan Zangauker et sa compagne, une ex-otage
Alors que des manifestations se tenaient à travers le pays pour les otages, Ilana Gritzewsky était entourée de familles de victimes du 7 octobre sous une houppa, Place des Otages
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Un mariage symbolique a été organisé dimanche sur la Place des Otages, à Tel Aviv, pour Ilana Gritzewsky, ancienne otage, et son compagnon, Matan Zangauker, toujours détenu par le groupe terroriste palestinien du Hamas. Cette cérémonie a eu lieu dans le cadre d’une journée de grève et de manifestations nationales contre la décision du gouvernement d’étendre la guerre à Gaza après l’échec des pourparlers visant à ramener les 50 otages toujours détenus.
Ilana et Matan ont été enlevés à leur domicile à Nir Oz le 7 octobre 2023. Ilana a été libérée en novembre de la même année.
Vêtue d’une robe de mariée blanche et d’un voile, Ilana a marché sous une houppa – le dais traditionnel du mariage juif – jusqu’à la scène principale, accompagnée de John Polin, le père de l’otage Hersh Goldberg-Polin, assassiné en captivité.
Polin, accompagné de Yehuda Cohen, père de l’otage Nimrod Cohen, Michel Illouz, père de l’otage Guy Illouz, assassiné en captivité, et Yitzhak Horn, père de l’otage Eitan Horn, ont tenu le dais au-dessus de leur tête.
Einav Zangauker, la mère de Matan, vêtue d’un foulard noir, tenait une affiche de son fils à côté d’Ilana, sous la huppa.
« Je t’aime », a déclaré Ilana à l’adresse de Matan.
« Je me battrai pour toi jusqu’à ce que tu sois de retour, toi et tous les otages. Nous te ramènerons vivant. Nous guérirons ensemble. »
Ilana, qui est devenue l’une des plus ardentes défenseuses des otages avec la mère de Matan, a déjà évoqué les mauvais traitements qu’elle a subis pendant sa captivité dans les geôles du Hamas Dans une interview accordée en mars au New York Times, elle expliquait qu’après avoir été prise en otage, elle s’était réveillée à moitié nue, entourée de terroristes armés.
Peu après la fin de la cérémonie fictive de dimanche, des sirènes d’alerte antimissile ont retenti et les participants se sont réfugiés dans les abris. Le missile tiré depuis le Yémen a été intercepté, et aucun blessé ni dégât n’a été signalé.
Ce simulacre de mariage a eu lieu lors d’une journée de manifestations et de grèves à l’échelle nationale, réclamant la libération des 50 derniers otages détenus à Gaza et la fin de la guerre qui dure depuis près de deux ans.
Des milliers de manifestants ont bloqué les routes et les autoroutes à travers le pays, tandis que des centaines d’autorités locales, d’entreprises, d’universités, de sociétés de haute technologie et d’autres organisations ont observé une grève.
L’organisation syndicale Histadrout avait indiqué qu’elle ne participerait pas à la grève, mais son président, Arnon Bar-David, s’est rendu dimanche sur la Place des Otages pour transmettre un message de solidarité.
Le président Isaac Herzog s’est également rendu sur la Place des Otages et a déclaré à la foule que tout le pays était uni pour que tous les otages rentrent à la maison le plus rapidement possible.
« Il n’y a pas un seul Israélien qui ne souhaite pas leur retour », a-t-il souligné.
« Nous pouvons débattre de philosophie, mais en vérité, le peuple d’Israël veut que nos frères et sœurs rentrent à la maison. »
La guerre à Gaza a éclaté lorsque quelque 6 000 Gazaouis dont 3 800 terroristes dirigés par le Hamas ont pris d’assaut le sud d’Israël le 7 octobre 2023, tué plus de 1 200 personnes, principalement des civils, enlevé 251 otages de tous âges, et commis de nombreuses atrocités et en utilisant la violence sexuelle comme arme à grande échelle.
Les groupes terroristes de la bande de Gaza détiennent toujours 50 otages, dont 49 des 251 personnes enlevées par des terroristes du Hamas le 7 octobre 2023.
Parmi eux se trouvent les corps d’au moins 28 personnes dont le décès a été confirmé par l’armée israélienne, et 20 seraient encore en vie. Les autorités israéliennes ont fait part de leurs vives inquiétudes concernant le sort de deux autres personnes. Le Hamas détient également le corps d’un soldat de Tsahal tué à Gaza en 2014.
Plus de 60 000 personnes seraient mortes à Gaza depuis le début de la guerre, selon le ministère de la Santé du Hamas. Les chiffres publiés par le groupe terroriste sont invérifiables, et ne font pas de distinction entre civils et terroristes.
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