Une victime juive, d’une foule arabe, remercie l’infirmier arabe qui l’a sauvé
Fadi Kasem a accompagné un cheikh sur les lieux d'une émeute à Akko dans le but de calmer les tensions ethniques, et a fini par s'occuper de Mor Janashvili, gravement battu
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Un homme juif grièvement blessé après avoir été battu par une foule arabe a raconté sa joie de retrouver l’infirmier arabe qui l’a sauvé.
Fadi Kasem, infirmier au centre médical de Galilée à Nahariya, s’est rendu sur les lieux d’une émeute à Akko il y a deux semaines, lors d’un pic de violence entre Arabes et Juifs, accompagnant un cheikh qui appelait au calme.
Un conflit de 11 jours entre Israël et des groupes terroristes dans la bande de Gaza, qui s’est terminé vendredi, a déclenché de violentes émeutes dans les villes juives et arabes d’Israël, y compris dans des communautés longtemps considérées comme des modèles de coexistence.
Au moins deux personnes ont été tuées dans ces émeutes et plusieurs autres ont été gravement blessées.
Lorsque Kasem est arrivé sur les lieux à Akko, il a été choqué de voir un homme juif allongé sur le sol après avoir été encerclé dans sa voiture, puis attaqué à l’extérieur du véhicule par une foule brandissant des pierres, des bâtons et des couteaux.
« J’ai eu peur qu’il meure », a déclaré Kasem, 28 ans. « Il y avait beaucoup de sang et une blessure à la tête. »
Kasem a administré les premiers soins à la victime, Mor Janashvili, 29 ans, et l’a fait transporter à l’hôpital où Kasem travaille.
Janashvili vient de sortir de l’hôpital. Il est de retour chez lui à Haïfa, toujours en fauteuil roulant et souffrant beaucoup, mais en voie de guérison et convaincu que l’intervention de Kasem a fait toute la différence.
« Je lui suis tellement reconnaissant », a déclaré Janashvili au Times of Israel mardi.
« J’avais perdu connaissance quand il est arrivé jusqu’à moi, mais je me souviens m’être réveillé et l’avoir entendu me réconforter et prendre soin de moi. »
Juste avant que Janashvili ne sorte de l’hôpital, Kasem lui a rendu visite dans sa chambre, et a raconté ensuite, au Times of Israel, le déroulement de la rencontre.
« C’était extrêmement émouvant et une véritable joie de le voir vivant et en bonne santé », a-t-il déclaré. « J’ai pleuré pendant la rencontre. »
Janashvili lui a dit : « Vous m’avez sauvé la vie. Je ne sais pas ce que j’aurais fait sans vous. »
Kasem a répondu modestement : « J’ai fait ce qui devait être fait. »
« C’était une rencontre très émouvante », se souvient Janashvili au Times of Israel.
« Après tout, dans un endroit où les gens ne faisaient pas preuve d’humanité, il a fait preuve d’une si grande humanité. »
Il a décrit l’attaque, en disant : « Tout a commencé lorsque les attaquants ont vu le drapeau israélien sur ma voiture. Ils ont visé la voiture et j’ai foncé dans un mur. Je suis sorti et ils m’ont attaqué avec des pierres, des bâtons et des couteaux. C’était très effrayant. »
Lors des retrouvailles avec Kasem, il a dit qu’il avait du mal à croire qu’il retournerait à Akko, où il rendait visite à sa mère. Kasem lui a dit qu’il ne devait pas perdre la foi en la coexistence.
« Ne parlez pas comme ça », a-t-il dit.
« Même en 2008, lorsqu’il y a eu de graves émeutes à Akko, les gens ne croyaient pas au retour de la coexistence, et tout est rentré dans l’ordre. »
« Dans l’ensemble, la plupart des habitants d’Akko sont des gens bons et sains d’esprit, qui prônent la coexistence. »
Kasem a promis : « Nous resterons en contact et je vous emmènerai manger du houmous dans la Vieille Ville d’Akko lorsque vous serez rétabli. Nous sommes comme une famille. Ta maison est ma maison. »
Simona Weinglass a contribué à cet article.
la Communauté du Times of Israël !







