Affaire 3 000 : Le président de la commission d’enquête démissionne pour raisons de santé
L'ex-juge de la Cour suprême Zvi Zylbertal a été nommé par Isaac Amit pour remplacer Asher Grunis ; la présidente du tribunal de Lod a été nommée nouvelle membre de la commission
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Jeremy Sharon est le correspondant du Times of Israel chargé des affaires juridiques et des implantations.
L’ancien président de la Cour suprême, Asher Grunis, a démissionné dimanche de son poste de président de la commission d’enquête nationale sur l’affaire des sous-marins, également connue sous le nom d’Affaire 3 000, pour des raisons de santé.
Le président de la Cour suprême, Isaac Amit, a nommé l’ancien juge de la Cour suprême Zvi Zylbertal, membre de la commission depuis sa création en 2022, au poste de nouveau président.
Amit a également nommé la présidente du tribunal de Lod, Ruth Lorch, en tant que nouvelle membre de la commission d’enquête.
« Je tiens à exprimer ma profonde gratitude à l’(ancien) président Asher Grunis pour son travail dévoué et professionnel, ainsi que pour sa contribution significative à la direction des travaux de la commission depuis sa création jusqu’à aujourd’hui, et je lui souhaite une bonne santé », a déclaré Amit.
« Je remercie Zvi Zylbertal, juge à la retraite de la Cour suprême, d’avoir accepté d’assumer la présidence, ainsi que la juge Ruth Lorch d’avoir accepté de rejoindre la commission en tant que membre. Je suis convaincu que la commission poursuivra ses travaux avec professionnalisme, indépendance et rigueur, et je souhaite à ses membres de mener à bien leur mission. »
L’Affaire 3 000 porte sur des allégations de corruption à grande échelle dans le cadre d’un marché public de plusieurs milliards de shekels pour l’achat de navires de guerre auprès du constructeur naval allemand Thyssenkrupp au début des années 2010. Cette affaire a donné lieu à plusieurs mises en examen de proches collaborateurs du Premier ministre Benjamin Netanyahu, mais pas à l’encontre de ce dernier.
L’enquête porte également sur la vente de navires de guerre par des alliés d’Israël à des pays tiers avec l’accord d’Israël. La commission a déjà conclu que cette vente s’était déroulée « dans le chaos et sans orientation claire, d’une manière qui a mis en danger la sécurité de l’État ».
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