FN : les gros bras de Marine Le Pen ont-ils – encore – détourné de l’argent public ?
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FN : les gros bras de Marine Le Pen ont-ils – encore – détourné de l’argent public ?

Quand derrière les finances douteuses du FN se profile une nouvelle fois l'ombre de la "Gud Connection"

Marine Le Pen, le 4 mai 2017 (Crédit : capture d'écran France TvInfo)
Marine Le Pen, le 4 mai 2017 (Crédit : capture d'écran France TvInfo)

La justice financière s’est penchée sur l’utilisation des remboursement des frais de la campagne régionale du FN de 2015, dévoile Le Monde. La règle veut qu’au-delà d’un score électoral de 5 %, les frais de campagne soit remboursés au parti. Mais des transferts d’argents suspects ont éveillé la curiosité de la brigade financière qui a ouvert une enquête préliminaire, pour escroquerie au préjudice de l’Etat, abus de biens sociaux et blanchiment de ces délits.

L’argent aurait été transféré depuis « l’une des sociétés prestataires du FN et le groupe Carré français, une entreprise privée pilotée par des anciens du GUD, un groupuscule étudiant d’extrême droite, » explique le quotidien.

Cette entreprise, le groupe Carré français, est dirigée par Jildaz Mahé O’Chinal, associé de Frédéric Chatillon, qui réside lui-même à Rome. Il s’agit d’un grand projet de lieu gastronomique et culturel dans la capitale italienne.

La Carré français a ainsi reçu « d’importantes sommes d’argent » de la « Financière de la pépinière » qui avait elle-même bénéficié d’un remboursement de la part du Front à hauteur d’un million d’euros.

Aux enquêteurs de déterminer, s’il s’agit d’une nouvelle affaire de sur- facturation semblable à celle mise en place par Riwal, la société de communication de Frédéric Chatillon, accusée par la justice de sur facturer des kits de campagne aux candidats FN, et de toucher en retour un remboursement dépassant le service réel de la part de l’Etat.

« Les juges y ont vu une escroquerie au préjudice de l’Etat, avec pour « unique but de majorer les dépenses électorales remboursables » et ont renvoyé le FN en procès à une date encore inconnue, » explique BFMTV.

Ces kits de campagne avaient été imposés par la direction du parti lors des dernières élections législatives de 2012. Si pour les prochaines élections, les kits ont été allégés, apprend-t-on via BFMTV, ils coûtent encore la coquette somme de 5 500 euros, pour la formule de base, contre 16 500 euros en 2012.

« Pour se procurer ce kit, les candidats du FN pourront obtenir un prêt « consenti par le Front national directement » à un taux de 5 % sur 9 mois. En 2012, ce prêt se faisait via le micro-parti « Jeanne » de Marine Le Pen, avec un taux de 6,5 % sur un an, » détaille BFMTV.

Le FN présente pour les prochaines législatives plus de 500 candidats. Et Frédéric Chatillon, patron de Riwal, a encore récemment piloté la campagne de la présidentielle. de quoi attiser la curiosité des juges.

A suivre.

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