« Il ne faut pas jeter le discrédit sur l’ensemble du corps électoral », dit le Shin Bet au sujet des fraudes présumées
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Emanuel Fabian est le correspondant militaire du Times of Israël.

L’agence de sécurité du Shin Bet a affirmé que son enquête sur les soupçons de fraude électorale ne visait pas à « accuser l’ensemble d’un secteur qui s’est rendu aux urnes de manière démocratique et légale », alors que certains prétendent qu’une influence étrangère aurait entraîné un taux de participation élevé au sein de la communauté arabe.
L’agence a précisé que les informations relatives aux fraudes électorales présumées provenaient de renseignements qu’elle avait recueillis concernant une influence étrangère – et non « d’un parti politique ou d’un acteur politique, quel que soit son bord politique ».
Hormis le juge Noam Sohlberg, le président de la Commission centrale électorale, personne en dehors de l’agence de sécurité n’a eu accès aux informations en question avant la fin des élections, selon le Shin Bet.
L’agence a précisé qu’elle n’a pas encore achevé son enquête sur cette affaire et que « toute déclaration concernant le contenu ou la nature des soupçons ne reflète pas [s]a position ».
Une fois l’enquête terminée, le Shin Bet a indiqué qu’il présentera ses conclusions à Sohlberg, « qui est le décideur habilité en la matière ».
Face aux allégations qui ont laissé entendre que le Qatar aurait versé des fonds importants à Israël pour influencer le vote arabe – où le taux de participation a été particulièrement élevé mardi –, le Shin Bet a noté que l’enquête est « ciblée et de portée limitée, et elle ne vise pas à discréditer ni à accuser l’ensemble d’un secteur qui s’est rendu aux urnes de manière démocratique et légale ».
« Seuls ceux qui ont enfreint la loi feront l’objet de poursuites » a continué l’agence.
Le Shin Bet a dit qu’il n’agissait que dans le cadre de son mandat légal, et que toutes les activités étaient menées par le personnel professionnel et les conseillers juridiques de l’agence.
Par ailleurs, l’agence a confirmé que le chef du Shin Bet, David Zini, a rencontré hier le Premier ministre Benjamin Netanyahu, le chef du parti Yashar, Gadi Eisenkot, et le chef de l’opposition, Yair Lapid, afin de les informer personnellement des principaux soupçons faisant l’objet de l’enquête.
Le Shin Bet a souligné que ces rencontres ont eu lieu avec l’accord et à la demande de Sohlberg.
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