Kariv appelle Baharav-Miara à intervenir face à l’utilisation présumée d’écoles religieuses financées par l’État dans la campagne de la droite
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Le député Gilad Kariv (HaDemocratim) appelle la procureure générale, Gali Baharav-Miara, à interdire aux hauts responsables des écoles sionistes religieuses financées par des fonds publics de participer à des campagnes électorales. Cette demande fait suite à un article de Haaretz révélant que les dirigeants de deux réseaux d’écoles publiques religieuses se sont joints à une initiative visant à mobiliser les électeurs de droite en vue des élections législatives du 27 octobre.
« Je vous demande d’agir sans délai pour émettre une directive interdisant aux directeurs et aux hauts responsables des réseaux éducatifs financés par l’État de participer aux quartiers généraux de campagne électorale, aux campagnes des partis ou à des activités organisées visant à promouvoir un parti politique, une liste de candidats ou un bloc politique », a écrit Kariv dans une lettre urgente adressée à la procureure générale et au directeur général du ministère de l’Éducation.
Selon un article publié aujourd’hui par Haaretz, Elhanan Glatt, directeur du réseau scolaire Bnei Akiva, et Yanki Friedman, directeur du réseau éducatif Noam-Tzvia, ont rejoint V26, une initiative visant à inciter les électeurs à voter, mise en place par Yossi Dagan, président du Conseil régional de Samarie, afin de renforcer la participation en faveur du bloc de droite, en particulier du Likud, le parti du Premier ministre Benjamin Netanyahu, de HaTzionout HaDatit, le parti du ministre des Finances Bezalel Smotrich, et d’Otzma Yehudit, le parti du ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir.
Israël dispose de plusieurs filières d’enseignement financées par des fonds publics, dont le système religieux d’État – dati leumi -, destiné à la communauté nationaliste-religieuse.
Ces écoles accueillent quelque 30 000 élèves et reçoivent des centaines de millions de shekels de financement public, ce qui soulève des inquiétudes quant aux tentatives de mobilisation des élèves à des fins politiques. En vertu de la loi, il est interdit aux enseignants et aux autres employés des établissements d’enseignement de mener des campagnes électorales au nom de partis politiques ou d’autres organisations politiques auprès de leurs élèves.
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