L’OLP et le Hamas se mobilisent ensemble pour dénoncer les EAU et le Bahreïn
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L’OLP et le Hamas se mobilisent ensemble pour dénoncer les EAU et le Bahreïn

La manifestation précédente, à laquelle participaient de hauts fonctionnaires des deux principales factions palestiniennes, n'avait attiré que quelques centaines de personnes

Des Palestiniens brandissent une pancarte comportant les portraits barrés de Benjamin Netanyahu, du prince héritier d'Abou Dhabi Mohammed bin Zayed Al Nahyane, du gouverneur de Dubaï Mohammed bin Rashid Al Maktoum, du président américain Donald Trump et du roi du Bahreïn Hamad bin Isa Al Khalifa, lors d'une manifestation organisée par le Hamas dans la bande de Gaza, à Deir al-Balah, le 12 septembre 2020, pour condamner l'accord de normalisation Israël-Bahreïn. (Mahmud Hams/AFP)
Des Palestiniens brandissent une pancarte comportant les portraits barrés de Benjamin Netanyahu, du prince héritier d'Abou Dhabi Mohammed bin Zayed Al Nahyane, du gouverneur de Dubaï Mohammed bin Rashid Al Maktoum, du président américain Donald Trump et du roi du Bahreïn Hamad bin Isa Al Khalifa, lors d'une manifestation organisée par le Hamas dans la bande de Gaza, à Deir al-Balah, le 12 septembre 2020, pour condamner l'accord de normalisation Israël-Bahreïn. (Mahmud Hams/AFP)

Des factions palestiniennes, dont la faction Fatah de l’OLP de Mahmoud Abbas et le groupe terroriste du Hamas, ont annoncé dimanche une « journée de rejet populaire » pour protester contre la signature d’accords de normalisation entre Israël et les Émirats arabes unis et le Bahreïn mardi.

« Nous appelons les forces vitales, les institutions civiles, publiques, étudiantes et féministes de toute la largeur de notre chère patrie arabe. Le drapeau arabe de la fierté et le drapeau palestinien ne seront-ils pas hissés pour condamner et rejeter cet accord honteux en ce jour noir ? », peut-on lire dans le communiqué palestinien commun.

Des activités seront organisées « dans tout le pays » mardi et vendredi, selon la déclaration.

Cette annonce intervient deux jours après que les Etats-Unis ont annoncé qu’Israël et Bahreïn allaient établir des liens complets, suscitant des dénonciations furieuses de la part des Palestiniens, qui se sont trouvés de plus en plus isolés par l’ouverture des Etats du Golfe à Israël.

Les Accords d’Abraham, le nom officiel de l’accord, devraient être signés mardi à midi à la Maison Blanche.

Ce sera la première tentative d’action populaire entreprise depuis une réunion très médiatisée des chefs de faction palestiniens le 3 septembre, comprenant à la fois le président de l’Autorité palestinienne Abbas et le chef politique du Hamas Ismail Haniyeh. Cette réunion s’est conclue par la création d’un comité chargé de publier des recommandations pour une action politique palestinienne commune.

Ce montage de photos prises le 3 septembre 2020 montre des représentants (de gauche à droite) de factions palestiniennes réunis à l’ambassade palestinienne à Beyrouth, la capitale du Liban, participant à une vidéoconférence avec le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas (écran) ; tandis que leurs homologues de Ramallah en Cisjordanie écoutent le discours du chef du Hamas Ismail Haniyeh s’exprimer à Beyrouth lors de la même réunion. (ANWAR AMRO et Alaa BADARNEH / diverses sources / AFP)

Les prochaines manifestations seront « la concrétisation des décisions prises par la réunion des chefs de faction », selon le communiqué.

Le Hamas a salué la déclaration commune dans une déclaration, la qualifiant de « pas concret vers la transformation de l’accord national en actes sur le terrain ».

Dans une tentative d’évoquer la première Intifada, les groupes ont signé en tant que « Direction nationale conjointe pour la résistance populaire », a fait savoir Azzam al-Ahmad du Comité central du Fatah à la télévision palestinienne. La direction nationale conjointe est l’un des groupes palestiniens les plus importants parmi ceux qui ont organisé le soulèvement palestinien des années 1980.

La réunion a été accueillie avec scepticisme par de nombreux Palestiniens, qui ont vu de nombreuses tentatives de réconciliation entre leurs dirigeants divisés se succéder sans succès.

Un précédent rassemblement conjoint Hamas-Fatah condamnant la décision des EAU d’établir des liens ouverts avec Israël n’avait attiré que quelques centaines de manifestants dans le village cisjordanien de Turmus Ayya, malgré les discours du secrétaire général du Fatah Jibril Rajoub et du haut responsable du Hamas Hassan Yousef.

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