L’oncle de l’adolescente tuée par une roquette fustige Gilad Erdan
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L’oncle de l’adolescente tuée par une roquette fustige Gilad Erdan

L'oncle de Nadine Awad accuse l'ambassadeur d'Israël aux Nations unies d'instrumentaliser la tragédie qui a touché sa famille lors de son discours devant le Conseil de sécurité

L'envoyé israélien à l'ONU,  Gilad Erdan brandit une photo de Nadin Awad, tuée par une roquette du Hamas, au Conseil virtuel de sécurité de l'ONU, le 16 mai 2021. (Capture d'écran :  UN TV)
L'envoyé israélien à l'ONU, Gilad Erdan brandit une photo de Nadin Awad, tuée par une roquette du Hamas, au Conseil virtuel de sécurité de l'ONU, le 16 mai 2021. (Capture d'écran : UN TV)

Un proche de l’adolescente de 16 ans qui a été tuée la semaine dernière par une roquette du Hamas a critiqué l’ambassadeur israélien aux Nations unes, Gilad Erdan, après que l’envoyé a évoqué l’histoire de la jeune fille lors du début de son discours devant le conseil de Sécurité des Nations unies.

« L’utilisation de la photo de ma nièce par des représentants du gouvernement est malheureuse », a commenté Ismail Arafat, l’oncle de Nadine Awad, auprès du quotidien Haaretz, soulignant que la négligence par le gouvernement israélien de leur ville natale, Dahmash, située à proximité de Lod et qui a été touchée par une roquette, avait entraîné la mort de l’adolescente.

Dahmash est un village bédouin non-reconnu. Il y a sept ans, la Haute-cour avait ordonné à l’État de régulariser la situation de la localité qui manquait de services essentiels – et notamment d’abris anti-aériens – depuis des décennies.

« Erdan a montré la photo d’Awad quand il s’est adressé aujourd’hui devant le Conseil de sécurité en disant qu’elle étudiait la biologie et qu’elle rêvait de changer le monde », a ajouté l’oncle,rapportant des propos de la directrice de l’école de Nadeen.

Arafat, président du conseil de Dahmash, a déclaré à Haaretz que si le gouvernement se préoccupait réellement de ce qui était arrivé à sa nièce, il aurait envoyé un représentant dans le village en plus de représentants des impôts fonciers.

Des proches sortent de la maison endommagée de Nadine, 16 ans, et de Khalil Awaad, un père et sa fille tués par une roquette tirée depuis la bande de Gaza dans le village de Dahmash, le 12 mai 2021. (Crédit : AP Photos/Heidi Levine)

« La famille est sans abri après avoir perdu des êtres chers, sans père, sans fille, sans logement, et elle a été forcée d’errer entre les habitations de la famille dans l’intervalle, » a continué Arafat.

« La situation est très difficile et Erdan fait les gros titres en instrumentalisant la famille, sans que les autorités disent quand elles s’occuperont enfin de Dahmash, » s’est-il exclamé.

Dahmash accueille environ 800 résidents et le village a été fondé juste avant la fondation d’Israël. Arafat a confié à Haaretz que ses parents avaient reçu les terrains de la part de l’État après avoir échangé des parcelles dont ils avaient été expropriés, à Gedera. Le village n’a jamais été régularisé et les habitants ne reçoivent que des services partiels du conseil régional de Sdot Dan, qui n’ont été obtenus que suite à une longue bataille judiciaire.

La Haute-cour avait donné à l’État jusqu’à la fin de l’année 2021 pour régulariser le village dans son jugement de 2013, qui exigeait aussi que le ministère de l’Intérieur intègre la localité dans un conseil régional avoisinant. Les trois conseils concernés ont refusé de prendre en charge Damash.

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