L’Iran a averti les Etats-Unis qu’Israël devait s’attendre à des « conséquences » après un raid meurtrier contre des responsables du groupe terroriste du Hezbollah chiite libanais et un général iranien dans le Golan syrien, a affirmé mardi un responsable iranien.

L’opération a éliminé le 18 janvier six membres du Hezbollah, dont Jihad Moughniyeh, fils de Imad Moughniyeh, commandant militaire assassiné en 2008, ainsi que le général Mohammad-Ali Allahdadi, membre des Gardiens de la révolution iraniens.

Israël n’a pas assumé officiellement la responsabilité de ce raid, mais s’attend depuis à une riposte du Hezbollah, sa bête noire financée et armée par l’Iran. Les Gardiens de la révolution iraniens ont également promis une réponse.

« Nous avons envoyé un message aux Etats-Unis à travers les canaux diplomatiques (dans lequel) nous avons annoncé aux Américains que le régime sioniste a franchi les lignes rouges de l’Iran par cette action », a affirmé le ministre-adjoint des Affaires étrangères Hossein Amir-Abdollahian.

Téhéran et Washington on rompu leurs relations diplomatiques en 1980 et correspondent via la représentation suisse en Iran. Téhéran, qui ne reconnaît pas Israël, prédit régulièrement la disparition de l’Etat hébreu.

« Dans ce message, nous avons dit que les responsables (israéliens) devaient s’attendre à subir les conséquences de leur acte », a-t-il ajouté, cité par l’agence officielle Irna.

Il s’exprimait en marge d’une cérémonie religieuse à la mémoire du général Allahdadi, à laquelle participait notamment le général Ghassem Souleimani, chef de la Force Qods, une unité d’élite des Gardiens de la révolution chargée des opérations extérieures.

Le ministre israélien de la Défense Moshé Yaalon a déclaré la semaine dernière qu’Israël devait se tenir prêt à des ripostes depuis la Syrie et le Liban voisin et l’armée a considérablement renforcé sa présence à la frontière.

Le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, doit s’exprimer vendredi pour la première fois sur le raid israélien.

Mardi, au moins deux roquettes tirées depuis le Golan syrien se sont abattues dans la zone du plateau occupée par Israël, qui a aussitôt riposté avec son artillerie.